Archives de l’Auteur: maelia87

J'accuse – Damien Saez



Petite chronique sortie des limbes du blog, brouillon d’article oublié entre deux parutions, nous vous le proposons donc aujourd’hui, et nous nous excusons pour le retard…

L’avis de Rael

Nouvel album de Saez, après une escapade acoustique en forme
d’introspection et un album en anglais forcément moins percutant niveau
texte, on retrouve le Saez de la scène rock, le type énervé,
contestataire aux belles phrases tranchantes.

Premier constat: Le poète a grandit, il ne s’agit plus simplement
d’une jeunesse sacrifiée sur les barricades ensanglantée d’une société
maudite. Le discours désabusé a évolué vers un ras-le-bol général, du
coup, le message gagne en force.

Second constat: cet album est bien mieux équilibré que les
précédents. On alterne entre les messages engagés, et les chansons
d’amour, mais pour une fois, pas de larmes, pas d’envie de mourir,
l’adolescence est clairement derrière lui. Ici on a droit à des
portraits de personnages haut en couleurs (Marguerite), des cris d’amour
en forme de désillusion (regarder les filles pleurer, Lula…) et même
des messages d’espoir! (Tricycle jaune) Bref de l’oxygène face aux
morceaux très noirs (Pilule, J’accuse, Printemps etc.).

Au final, on se retrouve devant un album très rock, qui donne envie
de bouger, avec quelques morceaux vraiment accrocheurs (mention spéciale
pour Lula et pilule), des texte vraiment bien foutus, et une furieuse
envie d’y revenir quand le cd se termine.

L’avis de little flea

Plus je réécoute et plus j’ai envie de le voir en concert!! Les textes sont beaux parfois justes parfois excessifs. L’album est plus rock: plus rythmé moins larmoyant que le triptyque Paris, Varsovie, l’Alhambra, plus énervé et remonté, on revient un peu au style d’avant et c’est assez fun. Cependant, il y a une évolution, les textes sont plus censés je trouve, très actuels, l’album moins inégal. Je me suis souvent reconnue dans ces contestations et il n’y a que deux ou trois chansons qui me laissent neutre.

Je ne ferai pas le détail de chaque chanson mais j’ai beaucoup apprécié le rythme de pilule, les ptits sous, j’accuse; presque tous les textes de l’album m’ont plu. en résumé pas forcément de gros gros coup de coeur mais un album très sympa avec des chansons qu’on a envie de réécouter, qui amènent souvent à la réflexion.


Cadeaux culturels de noyeul

Voici un petit listing des cadeaux cultureux qu’on pu avoir pour noël, nos chanceux petits amis du Pulp!!! N’hésitez pas à partager avec nous, vos cadeaux cultureux, le Pulp sert aussi à ça!!!

Little flea

Tomes 6 et 7 de Bone de Jeff Smith

 

La série Bone est née en 1991 et compte 9 tomes et deux hors-séries. Ils sont réédités en couleur en 2007. Jeff Smith auteur et dessinateur nous a pondu une série qui a son propre univers (cartes, personnages, bestiaires…).

Résumé du tome 1 :

Perdu dans une immense forêt, Fone Bone essaye de retrouver ses deux cousins alors qu’ils venaient de quitter Bonneville et furent séparés par une nuée de Criquet. Le petit Bone doit survivre seul dans la forêt! Il fait la rencontre de beaucoup d’animaux : dragon fumeur de cigarettes, rats-garous mangeurs de quiches, super-mamie, une jolie jeune fille…cette forêt va se révèler pleines de surprises agréables ou pas…

Mon avis :

Le scénar semble assez prometteur à la lecture du tome 1. De plus, les divers personnages sont sympas (graphisme, caractère etc). Le dessin est agréable, fin, coloré, maitrisé. J’ai trouvé un léger creu dans l’histoire dans les tomes 3 et 4 mais les tomes 6 et 7 relancent vraiment l’histoire. L’univers est riche et original. En gros, une bonne petite série pas trop longue, qui passe bien et qui se lit très vite.

L’étrange histoire de Benjamin Button

voir critique ici

Les cadeaux de R@el:

Omnibus Daredevil par Franck Miller

Panini nous l’avait promis depuis la sortie de l’intégrale daredevil 82, le voici enfin, le fabuleux pavé contenant trois aventures mythiques du justicier aveugle. Au programme: trois petites histoires anecdotiques pour se mettre en bouche, puis nous attaquons le vif du sujet avec Born Again, saga dessinée par Mazzucchelli, que je suis actuellement en train de lire, et qui conte la descente aux enfer et la renaissance de Matt Murdock. Le Caid a appris l’identité secrète de Daredevil et détruit consciencieusement sa vie. Un récit sombre et vraiment prenant. Nous continuons ensuite avec le très particulier Love and war, particulier car dessiné par Sienkiewicz. L’histoire se focalise sur le Caid (encore lui) pour explorer ses faiblesses et son côté humain. Le graphisme comme toujours avec Sienkiewicz est vraiment particulier. Enfin, le volume se conclut par The man without fear, dessiné par John Romita Jr. L’histoire se passe durant l’enfance de Matt Murdock et raconte le parcours de celui-ci jusqu’à l’homme qu’il est aujourd’hui.

Viennent ensuite quelques pages de bonus avec des couvertures originales, un prologue à l’une des histoires, des carnets de croquis… bref, pas mal de truc. J’ai ouïe dire qu’une partie des bonus a été sabrée par rapport à la version originale. Dommage, surtout vu le prix rédhibitoire du bouquin. On a malgré tout un pavé de plus de 500 pages à se caler sous la dent.

Blast t.1 par Manu Larcenet

Manu Larcenet revient en grande forme avec ce Blast. L’histoire d’un type énorme, arrêté par les flics parce qu’il a fait quelque chose à une jeune femme, et qui raconte son histoire, pour qu’ils comprennent son geste. Errance, regard acide sur la société, marginalité, recherche d’un certain éveil à la nature. Cette bd est l’histoire d’un homme qui cherche à dépasser ce monde et ce corps qu’il déteste. C’est une bd belle et forte que nous livre là monsieur Larcenet… Vivement le tome 2, parce que la fin nous laisse vraiment en suspens.

New super mario wii

Nintendo, un jour, eu la très bonne idée de sortir New super Mario. Le concept: En se basant sur ce qui a déjà été fait en matière de Mario 2d, proposer un mario se jouant des codes du mario 2d, faire la synthèse de toutes les bonnes idées et apporter celles qui manquent… Du coup, sur Ds, on avait un des meilleurs épisodes jamais sorti. Rebelote sur Wii, on garde la base de l’épisode Ds, mais on va plus loin et on laisse une grande place à la convivialité.

Cet épisode est donc jouable à 4 en même temps. Seul, on a un très bon mario 2d, à deux le fun prend un virage absolument délicieux puisqu’on passe son temps à naviguer entre la coopération et la compétition. A 4, le jeu part dans du grand n’importe quoi et c’est un des plus grand moment de multijoueur qu’il m’ait été donné de vivre.

L’aventure est assez difficile, et les techniques de gruge (bulle de sauvetage, explication de niveau et entraide) sont vraiment les bienvenues. En bonus, on a le droit à un 9eme monde (les marios comptant en général 8 mondes), qui se débloque grâce aux pièces que l’on trouve dans chaque niveau (3 par niveaux), et là on atteint des sommets de difficulté. Bref que du bon!!!

Zofia

Cette fois-ci le Père Noël s’est un peu calmé sur les cadeaux culturels et il ne m’a apporté que 4 bouquins ^^

Maxime Chattam, Autre Monde, L’alliance des Trois

Ca faisait un petit moment que la couverture verte en relief me faisait de l’oeil. Et c’est un miracle, il était au pied du sapin !

Personne ne l’a vue venir.
La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l’obscurité et l’effroi. D’étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, les palpent, à la recherche de leurs proies…
Quand Matt et Tobias se sont éveillés, la Terre n’était plus la même. Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser.
Pour comprendre

Pour survrire…                                                                      A cet Autre-Monde.

Premier volet d’une trilogie sur les bouleversements de notre société, j’avoue que le résumé ressemble à une nouvelle version du Jour d’après. Mais je fais confiance à Maxime Chattam, à son talent, pour m’amener là où je ne m’y attends pas, sur un chemin qui n’est pas celui qu’on peut imaginer…
Il y a même une bande annonce : L’alliance des Trois

Jeff Lindsay, Dexter I, II et III

A l’origine de la série Dexter qui fait fureur en ce moment et critiquée sur le Pulp. Expert talentueux au service médico-légal de Miami, spécialisé dans l’analyse de sang, Dexter possède un lourd secret : il est lui-même tueur en série…
Voilà un résumé qui promet !
J’ai hâte de commencer car la série m’intriguait assez et je n’ai pas eu l’occasion de me plonger dedans. Là je vais pouvoir y aller d’un coup avec les trois tomes ;-)
Je n’ai qu’une petite appréhension, j’ai lu que ça avait des airs de ressemblance avec American Psycho et je n’avais pas trop apprécié ce livre…

Et puis comme il faut bien se plaisir, mon égo-pèrenoël m’a commandé un coffret Polanski avec Chinatown et Rosemary’s baby.

Ayant très envie de voir Rosemary’s baby depuis longtemps, je me suis dit qu’il y avait pas de mal à faire d’une pierre deux coups ;-)


La saint valentin : sujet qui fache ou sujet qui saoule!

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Personnellement je trouve ça ridicule

Je déteste qu’on m’impose des jours particuliers : genre la journée
mondiale du sida; la journée contre le racisme ou ce genre de connerie

Si les gens ont besoin de ces journées pour avoir un tilt et se rappeler que
tout ça existe c’est qu’ils sont vraiment débiles! Ça m’écœure en fait!
Vous me direz : oui mais ça peut aider des associations et des malades etc. Je
pense que les gens savent très bien tous les problèmes sur cette terre et ce n’est
pas avec quelques jours par an qu’ils vont retrouver une conscience altruiste !

Tout ça c’est de l’arnaque, des trucs bien commerciaux pour
nous faire raquer comme toujours et pour nous faire culpabiliser et donc encore
plus raquer !

Sauf que ça ne marche pas.

Quand je croise dans la rue des gens qui travaillent pour
des associations et qui me forcent la main ça me donne encore moins envie de donner.
C’est con mais je déteste être forcée dans mes actes…

 

En ce qui concerne la saint valentin, ça ne sert à rien, ça
attriste les gens seuls, ça endette les couples et ça enrichit les entreprises…

Et puis surtout ça me rend folle que des centaines de
couples fassent pareil ce soir là : ciné resto baise.

Je ne comprends pas que les gens suivent cette tradition
qui n’est pas romantique pour un sous !

Alors peut-être que pour certains ce jour compte comme un
symbole. Pour moi un jour comme celui-ci n’est vraiment pas symbolique car il
est partagé par tous et donc pas personnel du tout.

On peut célébrer son amour lors de jours qui comptent
vraiment pour nous, des jours qui nous ont marqué et pas un jour choisi en
fonction d’un calendrier commercial pour écouler des chocolats de noël et des
cartes de vœux mièvres !

Vous allez surement me dire : je suis aigrie, radine, et que je n’aime pas faire comme tout le monde que je fais exprès de ne pas aimer parce que c’est trop populaire! et bien vous perdrez votre temps car ce n’est pas le cas!

J’aimerais quand même connaître les avis de tout le monde sur cette
“fête” et comprendre cet engouement


the spirit


 

little flea:

par quoi commencer??
on nous avait conseillé de l’éviter pour cause
de je cite : “bouse infâme”… déjà on aurait dû se douter de quelque chose

et si yannick n’avait pas été insistant je
serai allé voir autre chose mais bon j’avais du pop corn (ceux qui me connaissent comprendront)
donc bon dès les premières scènes j’ai
compris que dépenser 5.30 plus le pop corn c’était vraiment trop cher
payé pour une pauvre étudiante
alors  après les sautillements
ridicules sur un fil électrique du supposé héros je me dis ok y’a
d’autres acteurs j’attends de voir…et je suppose naivement que Samuel L Jackson et Scarlett Johanson vont rattraper tout ça!! ahah!!

scarlett
encore ça passe elle est doublée à peu près bien (oui parce que
forcement il n’y avait pas de VO…) mais samuel L jackson dans le rôle
du méchant qui va quand même jusqu’à s’habiller en nazi pour le fun
c’est trop!
et je passe les blagues pourries (qui ont quand même fait rire des gens dans le ciné…)
alors bien sur Frank miller est bon niveau graphisme mais il devrait rester dans son domaine : la BD!!!

bon après c’était pas pire que Hulk (le premier le seul que j’ai vu pas celui avec norton, qui apparement n’est pas mieux bref!) mais quand même on a été obligé d’aller manger au resto pour rattraper ça !!

Rael:

Comment vous parler de mon amour pour Franck Miller? J’ai découvert son existence avec une bd mythique sur Batman, the dark knight return… Bref, la plupart des trucs qu’il a pondu étaient des mythes… Et puis il a décidé de faire du cinéma, associé à des réal il a donner les plus grandes adaptation de ses plus grands ouvrages: Sin city et 300… Et puis est arrivé the Spirit, sa première réalisation solo… Que dire si ce n’est qu’il s’est fourvoyé? Miller a voulu, selon moi, se doter d’un cachet années 40, avec des acteurs surjouant, une intrigue en bois et des musiques glamours soustenues par des femmes fatales, pour rendre hommage à la bd d’eisner… mais il s’est loupé… Je ne vois que ça… L’acting est atroce, l’ambiance est minable, samuel L Jackson est risible, le heros insignifiant… Heureusement qu’on voit le sublime corps de Eva Mendes… Esthétiquement, si on oublie un ou deux faux raccords, une sequence de course sur des fils électriques plutôt minable et le fait qu’un corps ne se calcine pas vraiment en tombant sur des lignes téléphoniques… L’objet est plutot jolie, mais il est déservie par des personnages ridicules, des dialogues ringards, et un rythme inexistant…  Et puis, ces doublage!!! Quoi que je me demande si la VO peut rattraper les expressions débiles des acteurs…

Tout n’est pas à jeter, mais si peu est à garder, les coups de poing du spirit, l’esthétique malgré tout sympatique, Eva mendes et scarlet… La fusillade finale parce qu’il est impossible de la prendre au serieux…
Ce qui ne fait, au final, pas grand chose…

Bref, je pleure ma deception et demande ici même à monsieur Miller de revenir à ce qu’il sait faire: de la Bd…


Litost, Domas


Préambule :

Rael devait se faire dédicacer une BD (zorn et dina) par Bessadi dans une librairie d’aix
je l’ai accompagné et il y avait aussi en dédicace : Domas qui a écrit : Litost une Bd que je ne connaissais pas. Je l’ai admiré (oui une Bd ça s’admire!) et j’ai décidé de me la faire dédicacer et ça valait vraiment le coût!
Donc on va dans le sous-sol de la librairie, une bonne ambiance est au rdv, pas de prise de tête ni de prétention, ces gens-là sont sympathiques
Apparemment je suis la première, j’avance et puis tout sourire Domas me demande ce que je veux : c’est difficile de faire un choix mais je trouve la jeune fille très belle alors allons-y!
je regarde ravie, ça avance vite, c’est beau et puis il me pose des questions sur ma vie, je découvre des mini bribes de la sienne. c’est agréable de pouvoir parler à un inconnu simplement!
yann attend pour sa dédicace et on discute
et voilà c’est fini, pour Léa et une petite photo du dessin! Un dessin ça peut paraitre anodin mais c’est plein de richesse!

 

 Mon humble avis :

 Alors le titre de la Bd a toujours son importance et ici plus que jamais : Litost fait partie d’une citation de Kundera :
“alors, qu’est-ce que c’est, la litost? La litost est un état tourmentant né du spectacle de notre propre misère soudainement découverte”

 On assiste à un récit quasi autobiographique sur les ‘errances’ d’un jeune homme dans Marseille et ailleurs, mais surtout ce sont les errances des sentiments. je trouve que cette Bd est un cheminement de sentiments en sentiments, des bribes de vie mises en bulle et joliment représentées. c’est aussi une histoire d’amour qui passe comme un rêve, un très joli rêve.

Il n’y a pas vraiment de fil conducteur fort, le fil est décousu mais on le suit facilement et avec plaisir

Le dessin en lui même signifie beaucoup et les quelques mots l’accompagnant soulignent nos idées et nous laissent libres de ressentir, d’imaginer, et rêver.

Il y a plusieurs concepts que j’ai beaucoup aimé : les petits bonshommes et leurs formes souples, les cœurs transpercés par des ombres de femme, le cœur en feuilles de papier et d’autres petits détails qui font que l’on aime un livre

Quelques citations “notre amour est devenu une arme pointée contre nous-mêmes”

“il faut vivre pour ressentir, ressentir que l’on vit, pour en mourir de plaisir, ou tout recommencer”

Donc comme vous l’aurez compris j’ai vraiment apprécié cet ouvrage et je vous le recommande chaudement

Litost, Domas, éd la boite à bulles, 13.9


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