Figure emblématique du monde de la bande-dessinée, Tintin est connu – et adulé – de tous (ou presque). Je n’aime pas Tintin. Enfin sans être aussi radicale, je n’aime pas trop le héros. J’aime l’aventure proposé par Hergé, les voyages aux quatre coins du monde, les retournements de situation, les personnages secondaires de Capitaine Haddock aux Dupont en passant par Tournesol et la Castafiore. Mais Tintin, il est trop coincé (et pas assez sexy) pour moi. Mais bon là n’est pas le sujet.
Aujourd’hui sort sur vos écrans Tintin et le secret de la Licorne, en 3D évidemment, réalisé par Steven Spielberg et produit par Peter Jackson. On pourrait se dire “waouh, ça va déchirer”. Et effectivement peut-être que ça déchire… Je ne sais pas et je ne le saurais pas car je n’ai pas l’intention d’aller voir.
Tout simplement parce que je ne comprends pas ce long métrage… J’aurais compris un long métrage d’animation ou un long métrage tout court mais là nous avons droit à un long métrage avec des acteurs mais un long métrage d’animation aussi. Car Tintin est réalisé en motion capture. Des acteurs ont été engagés pour jouer les personnages, pour que les mouvements des yeux soient réels, pour le doublage mais pour en faire un film d’animation.
Du coup, j’ai une question : pourquoi avoir engagé des acteurs pour un film d’animation ? pour le réalisme va-t-on me répondre. Ok certes.
Pourquoi ne pas avoir tout simplement adapté Tintin en film ? Pourquoi nous offrir un truc à cheval entre les deux ? Surtout qu’il n’y a eu que deux adaptations de Tintin, dans les années soixante (61 & 64) et avec deux scénarios originaux et des déguisements poussés à l’extrême ! Y avait de quoi faire un nouveau film bien plus sympa.
J’aurais préféré avoir un Tintin avec la tête de Jamie Bell, un capitaine Haddock vraiment incarné par Andy Serkis. Je ne suis pas contre la motion capture, elle peut-être utile comme dans Le seigneur des Anneaux où Andy Serkis campe Gollum, c’est très bien rendu. Mais dans Tintin tout est réel et facilement réalisable “en vrai”.
J’aurais pris du plaisir à aller voir une adaptation cinématographique de Tintin mais pas cette animation commerciale en 3D aussi belle et bien réalisée soit-elle. Je n’aime pas ce type de cinéma. Et puis franchement il n’y avait vraiment aucune histoire originale à réaliser pour le cinéma ?
Est-ce que tous les films “réalisés” ses prochaines années le seront de cette façon ? Est-ce que nous n’aurons plus droit qu’à des créations virtuelles par informatique en 3D ?!
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Tintin sur Grand Ecran
Coraline, un conte moderne et "creepy".
Coraline déménage et s’installe avec ses parents, loin de ses amis, elle veut cultiver un jardin, mais la pluie l’en empêche, une visite de la maison s’impose ! Elle y découvre une petite porte qui ne s’ouvre que pendant son sommeil, et qui donne sur un monde où ses parents et ses voisins sont bien plus extraordinaires.
L’avis de Clownface :
Attiré par ce film pour trois raisons (l’animation, l’adaptation d’un roman de Gaiman, et le retour d’Henry Selick), je ne pût m’empêcher d’y courir à grand pas, avec cependant, une petite crainte, au vu de la promo axé autour du thème “par le réalisateur de L’étrange Noël de monsieur Jack”, alors que le monsieur ne se résume pas à ça.
Et quelle ne fût ma surprise, et mon bonheur de m’apercevoir que le fil n’était pas un ersatz de Nightmare before christmas. Au contraire, Selick s’est bien approprié le livre de Neil Gaiman, et la formule du conte. On a le droit à une réactualisation d’Alice aux pays des merveilles (dont Burton prépare une adaptation, comme quoi l’univers des 2 hommes est proche) à la fois drôle (vraiment très drôle), et relativement “creepy” (désolé, j’arrive pas à trouver une traduction qui englobe le terme et l’ambiance).
Le film pourrait apparaître comme étant uniquement pour les enfants, il n’en est rien (même si je suis un grand enfant), la forme du conte est vraiment respecté (c’est très rare par les temps qui courent) est intéressante. Vraiment un bon film, 1h40 de plaisir, d’émotions et en plus, vous pourrez encore sortir le petit cousin prétexte (la famille va vous adorer à force de le sortir).
L’avis d’Aerials :
Ma première réaction en sortant de la salle a été de dire que je ne m’attendais pas
à ce que ce soit aussi bien! Contrairement au jeune homme sexy précédent, je n’avais pas trois raisons pour aller le voir, et je ne me souvenais même que très vaguement de l’étrange Noël de Monsieur Jack. Donc au final j’y allais sans m’attendre à quelque chose de spécial.
Ce que j’ai apprécié dans ce film, c’est tout d’abord cette ambiance magique si particulière, très “Tim burtonienne”, et le passage peu surprenant mais néanmoins efficace du rêve au cauchemar.
J’ai aussi beaucoup aimé le personnage de Coraline qui, je trouve, est très attachant et réaliste dans ses attitudes de jeune adolescente. Enfin, j’ai bien accroché à l’humour présent par petites doses tout au long du récit.
J’ai finalement passé un très très bon moment, donc petit cousin ou pas, je vous conseille vivement de courir le voir!!!
Le petit avis de Rael:
Mardi soir j’avais décidé d’emmener la gamine voir Coraline, parce que c’est Gaiman, et puis parce que le ticket pas cher c’est cool. Donc le film commence et mes yeux se ferment… Pas que le film soit mauvais, mais parce que j’étais défoncé. Mais comme le graphisme et l’ambiance sont extraordinaires, parce que la petite coraline est attachante et surtout parce que ca respire le Gaiman à plein nez, j’ai lutté, j’ai lutté pendant facile 45 minutes, après ça, la vague de sommeil était passé, et j’ai pu pleinement profiter de ce magnifique conte, que je trouve largement plus sympatique que môssieur jack. A voir absolument, mais prévoyez des Smarties pour la gamine…
l’avis de little flea :
Après un oral pro d’espagnol rien de tel qu’une séance ciné! et puis c’est plutôt la gamine qui a voulu y aller!
j’avais mes biscuits de la cure gourmande et de l’eau; déjà bon point
puis ça a commencé et tout de suite je suis retournée en enfance: fille unique toute fine, dans son monde avec des parents présents mais pas toujours…et puis la phase onirique m’a vraiment rappelé des dessins que je faisais et des rêves d’enfant !
j’ai adoré le graphisme; j’ai vraiment aimé le passage (prévisible) du rêve au cauchemar et puis l’animation était super! la ptiote est attachante et ce n’est pas trop long; je ne me suis pas ennuyée du tout. et puis il n’y avait pas trop de gamins sauf un qui gémissait bizarrement devant moi!
voilà comment on est agréablement surprise par un film qu’on a failli rater!
Monstres contre aliens, la référence tuerait-elle la référence ?
Suzanne est sur le point de se marier avec le présentateur météo, et c’est le bonheur. Seulement, avant de passer devant le prêtre, elle se prend une météorite sur le coin de la figure, ce qui va lui provoquer une poussée de croissance aussi tardive que phénoménale !!! L’armée décide donc de l’emmener pour l’enfermer avec un savant fou transformé en cafard, B.O.B. une sorte slim vivant, le maillon manquant, et Insectosaure.
Je suis allé voir le film attiré d’abord par le côté évident de référence aux films de montres et de SF, et puis, avouons-le, j’aime les dessins-animés !!! Le film est sympa, le scénario est malin, mais il y a quand même un petit problème, il n’y avait qu’un enfant dans la salle qui a ri, et encore à peu de reprises, et je vais vous expliquer pourquoi.
Première blague du film, l’alerte aux phénomènes extra-terrestres s’appelle, “L’alerte Nimoy”, même moi j’ai mis une seconde à percuter (je vous laisse chercher…). Le film ne joue que sur la référence, les films de monstres des années 50 (L’attaque du Blob, Godzilla) au plus récent (La mouche de Cronenberg), en passant par les films de SF (Mars Attack, Recontre du 3e type). C’est fun, sympa, mais pas compréhensible pour des enfants. De plus, certains gags tombent un peu plat.
En dehors de ça, le message sur l’acceptation de soi, et l’indépendance des femmes est bienvenu parce que pas trop lourd. Louise Bourgoin s’en sort bien et Insectosaure est choupinet comme tout. En bref, un film sympa, mais trop référencés, à louer si vous aimez le genre, mais évitez avec le petit cousin.
Volt, ou quand Disney fait du Pixar
Je ne l’ai jamais caché, j’ai toujours adoré les dessins-animés, j’ai une faculté assez désarmante à retrouver mes 5 ans devant un film (dessins-animés ou autre). Donc, quand j’ai eu une place réduite pour Volt, le dernier Disney, je n’ai pas du tout boudé mon plaisir !!!
Volt est un petit chien tout mignon-craquant qui est la star d’un show TV dont il a la vedette. Le seul problème c’est que le réalisateur pour donner plus d’intensité à son programme décide de faire croire au chien qu’il est réellement le super-chien de la série. Alors, quand le scénario précise que Volt laisse Penny, sa maîtresse et coéquipière se faire capturer par l’ignoble méchant de la série, il prend ça au sérieux et décide d’aller la sauver !!!
Alors, soyons franc, le film est une réussite, ça marche terriblement bien. Le chien est bien paumé dans son aventure, et surtout le chat Mitaine (plutôt sceptique) et le hamster Rhino (“Je suis totalement fan de ce que tu fais”) sont de merveilleux compagnons pour le pauvre toutou. Le début fait vraiment penser à l’Inspecteur Gadget, on a presque l’impression de retrouver Sophie et Fino (sauf que Volt n’a pas de collier-radio, mais bon…), et l’équipée sauvage de nos trois amis à poils et à pattes est hilarante, des scènes d’action bien rythmée et des répliques bien trouvées (le hamster a un monologue d’anthologie). On aura même droit à une petite critique pas forcément désagréable du monde de la télé et du showbiz en prime…
Pour les défaults, c’est un Disney, on évitera pas 2/3 bons sentiments
et une chanson proprement atroce certainement interprétée par un perdant de la Star Ac’… Mais très franchement, Disney a retenu la leçon des premiers films Pixar et tout en conservant sa formule, arrive à la perfectionner. Je dois avouer que, pour moi, ça marche dans les deux sens, les scénarii de Pixar depuis quelques films se rapproche de plus en plus de ceux de la firme aux oreilles… Le fait de retrouver John Lasseter en tant que producteur sur Volt n’y est peut-être pas étranger… De plus, en début de film on retrouvera un court mettant en scène les personnages de Cars, pas franchement réussi…
Enfin, voilà un excellent dessin-animé qui vous fera passer un très bon moment, et vous pouvez toujours vous servir du petit cousin comme excuse pour aller le voir !!!
La typographie cinétique, ou l'art de mettre en mouvement les textes…
La typographie cinétique (ou kinetic typography en anglais) vous connaissez certainement déjà sans le savoir. C’est l’art de mettre en mouvement des textes de manière synchronisé avec une musique ou un dialogue. Beaucoup utilisée avec des dialogues de cinéma ou avec des discours, voir même maintenant dans la pub (la technique permettrait au cerveau de retenir de façon plus optimale), cet art fais le bonheur d’internet et des graphistes (en herbes ou non) qui peuplent la toile. Ces vidéos (plus ou moins réussie suivant les cas, reconnaissons-le) permettent de redécouvrir des dialogues et des textes de manière différentes avec un vrai travail sur la typographie dont beaucoup ont tendance à minimiser l’importance dans un livre, un journal ou la publicité.
Certains films ont tendance à être beaucoup plus utilisés que d’autres (les animations sur Fight Club ou Pulp Fiction ne se comptent plus), mais l’intérêt réside aussi dans la représentation de certains textes politiques, littéraires ou autres pour les mettre en valeur, et leur donner une valeur ajoutée. Certains imaginent déjà que cela pour servir à une autre forme de livre-audio…
Deux exemples assez représentatifs qui présenteront bien mieux que moi
Extrait de V for vendetta, un des meilleurs monologues du cinéma de ces dernières années, l’animation et la typo met vraiment un excellent texte, très théâtrales :
Et une très belle typo cinétique sur un texte primordial, accompagné par une musique qui colle et les animations mises en place serve le texte et son propos sans pour autant en gêner la lecture :








