Archives du Tag: BD

Souvenir de moments uniques – Domas

Je ne me souviens plus si je vous ai déjà parlé de Domas. J’ai rencontré le bonhomme pendant une séance de dédicace; même pas la sienne! Mais son bouquin, “Litost” était mis en avant, on (ma chérie et moi) l’a feuilleté rapidement et on est tombé amoureux. 

Après “Litost” est arrivé “3 minutes” et j’ai encore plus aimé ce qu’il nous offrait à lire. Je crois bien que c’est à ce moment-là que je lui ai proposé une collaboration. Bon, il n’a pas vraiment besoin d’un scénariste, il se débrouille très bien tout seul. Mais moi, je suis quand même triste. 

Je me suis donc jeté sur ces “souvenir de moments uniques”, grand bien m’en a fait. 

Domas y évoque des moments de sa vie (enfin, j’imagine) des petits moments marquants, des instants de plaisirs courts, des rencontres, la vie quoi. Avec son style, et sa poésie, il nous balade dans différentes époques de sa vie, le temps d’une page, d’une image, ou d’une histoire courte. 

Les images utilisées sont toujours belles, touchantes et pleines de tendresse. Le trait de Domas est fabuleux de simplicité mais tellement évocateur. Sa façon d’aborder ses histoires déborde d’un je-ne-sais-quoi plein de sensibilité. Il pourrait nous raconter son dernier passage au leaderprice et le rendre intéressant.

Je vous invite donc à lire ce “souvenir de moments uniques”, à en parler autour de vous, à forcer vos proches à en acheter plusieurs exemplaires. Domas mérite votre attention, et ça vous fera un bien fou!

 Domas – Souvenirs de moments uniques 

http://www.la-boite-a-bulles.com/

http://domas.over-blog.com/


Le fils de son père – Mariotti

De ce qu’on m’en a dit, Olivier Mariotti est un mec brillant, multitâches, calé en dessin, vu que c’est son métier (aussi bien dans la pratique, que dans l’enseignement), et plutôt sympa. En plus, il est des Bouches du Rhône. C’est donc avec un à priori positif que je me suis plongé dans sa bd, “Le fils de son père”. Essai transformé. 

“Le fils de son père” est un one-shot autobiographique. Olivier Mariotti y parle de son rapport au père, et à la paternité entre autres choses. Tout commence un soir de vernissage, Olivier y présente ses œuvres. Sa famille et ses amis sont présents, et c’est à travers un coup de tonnerre qu’il entre-aperçoit l’ombre de son père avec lequel il n’a plus de contact. La suite est un enchainement de scènes, entre son enfance et son présent proche. On y devine une relation forte avec son père, si forte qu’elle pousse le père à rendre son fils témoin de lourds secrets… Cette relation, puis l’éloignement entrent en résonnance avec le présent et le rapport d’Olivier avec ses deux enfants, et sa femme. 

Bref vous l’aurez compris, c’est une histoire de famille, une histoire intime qui pourra, j’en suis sur, évoquer chez le lecteur un sentiment de familiarité. Moi en tout cas ça a marché, puisque je me suis retrouvé dans certaines scènes (j’ai notamment vécu la scène de la plongée dans sa quasi-intégralité…). C’est assez émouvant, prenant et même drôle par-moment. 


Passons à l’aspect graphique. Je ne vais pas m’amuser à détailler la technique de dessin d’une personne aussi qualifiée en arts plastiques, je ne m’y connais pas assez et puis je pense que ça n’intéressera pas grand monde. Surtout si c’est moi qui en parle… L’auteur a un trait particulier, qui donne beaucoup de personnalité à la bd. Il a choisi aussi un découpage unique des planches (gaufrier de 12 cases) et joue avec cette mise en page. Autre particularité, les scènes ont une couleur différente, selon qu’elles se passent au présent (aquarelle je crois) ou durant l’enfance (aspect crayonné). Il est à noter que c’est Guillaume Mariotti (le frère d’Olivier) qui s’est occupé de la couleur.

On se retrouve donc avec une bd à la forme travaillée, et certainement remplie de subtilités qui m’ont échappées. 

Bref, je vous recommande cette jolie bd, déjà parce que l’objet est sympathique, ensuite parce que l’histoire est agréable, enfin parce que je vous le dis, alors arrêtez de discuter, et lisez-moi ce bouquin. Non mais !

Le fils de son père.

De Olivier et Guillaume Mariotti - http://freresmario.blogspot.com/

Chez “Les enfants rouges” - http://www.enfantsrouges.com/Olivier-Mariotti.html


Le site du mois: Le blog de Caro

http://www.chezcaro.com/

J’ai découvert ce site/blog/album de bd en ligne, grâce à une camarade sur facebook. Certains connaissent déjà, mais moi, je suis resté con devant le talent de cette jeune fille.

Le long des pages du site, vous pourrez suivre les aventures de Caro et Alexis, dans une histoire appelée: “A l’ombre du moulin posé”.

La première chose qui frappe, c’est la simplicité de l’ouvrage, peu de couleurs, un crayonné mignon, et le tout est d’une cohérence et d’un charme sans limites. Niveau narration, elle s’en sort plutôt bien, et même si certains passages sont moins prenant que d’autres, il y a une réelle maîtrise du conte. 

Pour peu que vous soyez sensibles aux belles histoires d’amour remplies de poésie, vous serez, comme moi, happé dans le récit. J’ai dévoré l’histoire sans m’arrêter, puisque la parution est terminée (j’aurais souffert de l’attente d’une parution périodique…).

Même si Caro semble pour l’instant vouloir se consacrer à la fin de ses études (oui, parce que je l’ai contacté à peu près immédiatement après la lecture), je suis sincèrement convaincu que c’est une personne dont on a pas fini d’entendre parler dans le monde de la bd. Par contre amis scénaristes, laissez tomber, je suis sur la brèche. 

 


Blankets, Manteau de Neige de Craig Thompson

J’ai pris ce livre sur les étagères d’une
bibliothèque qui n’est pas municipale mais qui est néanmoins tout aussi
fournie. Et quand je l’ai emprunté, sur conseil, je ne pensais pas que
cette lecture m’enchanterait autant…

Blankets
est donc un roman graphique autobiographique de Craig Thompson. Né en
1975, il raconte dans ce deuxième récit, une large partie de son
adolescence.

Entrecoupée de flash-back de son enfance, Craig
Thompson décrit ses tourments d’adolescent, ses préoccupations sur
l’avenir mais surtout son premier amour, Raina.

Cet objet littéraire
vraiment magnifique de presque 600 pages est un des plus puissants «
descripteurs » de sentiments que j’aie pu lire. Dans un dessin en noir
et blanc, contrasté, fluide, délicat, on assiste à la naissance d’un
premier amour, îlot de sauvetage dans les marécages de la puberté. Mais
également à une enfance au cœur de l’Amérique du nord, profonde et
puritaine, à la relation fraternelle « Quand nous étions jeunes, Phil,
mon petit frère et moi partagions le même lit. « Partager » est un doux
euphémisme pour dire que nous étions des enfants, nous étions piégés
dans le même lit et nous n’avions pas à discuter. »

On découvre
l’étouffement de parents trop aimants, croyants et autoritaires, la
bêtise des moqueries dans la cour d’école, la moralisation des
professeurs qui voulaient faire de Craig un homme d’église.

Et puis
cette relation avec Raina qui est vécue à la fois avec passion et
culpabilité par Craig. Profondément conditionné par une éducation très
catholique, chaque geste, chaque pensée est analysée et comparée avec
des extraits des Evangiles.

Craig trouve dans le dessin est exutoire.

Dans
cette histoire, il soigne le détail à un point inimaginable. Les pages
où Rania est le centre de tout, entourée de figures abstraites ou
réalistes sont simplement sublimes. Elle apparaît comme une icône
glorifiée.

On a envie de se plonger dans le trait de crayon et verser dans un rêve onirique.
Tout
un mélange d’émotions en 10 chapitres, le rire bien sûr, les larmes
aussi qui vont de pair, la colère, la révolte, l’espoir. Je n’avais pas
vraiment envie de le finir car je voulais continuer l’histoire de
Craig, son évolution, ses envies. Il faut un moment particulier, bien
choisi, pour le terminer.

En un mot, une superbe découverte,
émouvante et sensible sur un premier amour mais pas seulement, sur
toute une Amérique, tout un conditionnement religieux qui façonne sa
jeunesse et l’enferme dans une culpabilité inébranlable.


Le site du mois : Pénélope Jolicoeur à l'honneur

Ce mois ci, c’est moi qui prends les rênes du Pulp pour vous présenter le site du mois. On avait tous pas d’idées, et j’me lance comme une grande en présentant un site que je lis tous les jours tellement il est bien tellement il est marrant tellement l’auteur a du talent. *Prière de ne pas relever l’imitation d’un politcien relativement connu, je sais je regarde trop les Guignols …*

Bref ! Je vous présente la très célèbre Pénélope Jolicoeur ! Jeune dessinatrice de 26 ans, Pénélope nous raconte son quotidien par des dessins absolument hilarants, et très souvent super mignons. Elle est déjà bien connue dans le monde de la BD puisqu’elle a déjà publié 2 ouvrages : Ma vie est tout à fait fascinante et Joséphine.

Je pense que son blog s’adresse surtout aux filles, mais pas que ! Puisqu’il permettra à nos amis les hommes de mieux nous comprendre !

Quelques illustrations pour vous montrer son travail :

Voilà, just enjoy it !


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