Archives du Tag: Cratère Surfaces

Live Report La Fanfare en Pétard au Cratère Surfaces d'Alès

Le Cratère Surfaces c’est l’occasion de voir pendant 3 jours près de 100 représentations de théâtre de rue dans la ville d’Alès. Chaque édition permet aussi de découvrir une fanfare et cette année c’est La Fanfare en Pétard qui fut l’invité d’honneur pour l’aparté musicale.

                           

La Fanfare en Pétard proposa quatre shows : deux le jeudi 1er juillet à 18h30 et 23h, deux autres le lendemain à 19h30 et 23h30. Impossible donc de rater la prestation de ces six lascars malgré la programmation chargée du festival. Tout droit sorti du Conservatoire de Strasbourg en 2001, La Fanfare en Pétard est devenue un groupe à part entière en 2005 avec l’arrivée de Gaston au chant qui donna cette touche particulière et originale au combo. Après la sortie dans la foulée de leur première démo, septembre 2009 a rimé avec l’arrivée dans les bacs de Crame la Mèche !, album de 15 titres prêt à user la scène.

Cette fanfare répond à première vue à tout les critères classiques d’une telle formation : par ses instruments (deux saxos, trompette, grosse caisse, caisse claire, trombone) puis bien entendu par son nom. Pourtant à peine le début du concert entamé, on se rend compte rapidement que La Fanfare en Pétard est maître en son domaine, unique, repousse les frontières et impose son style !
Philippe Rieger dit Gaston au saxo dégaine le micro et déverse ses mots, tandis que son acolyte fait de même dans le mégaphone. La Fanfare en Pétard n’a rien d’une fanfare ordinaire : elle débite un son ragga efficace qui ne tarde pas à amener le public amassé derrière les gradins au bout du voyage. Mister Schpeck appelle à la danse à toutes les « sista » sur des flows entre le ragga et le hip hop, Noroc dévoile des côtés plus oriental.

Les morceaux s’enchainent sans temps mort et La Fanfare en Pétard alterne les styles avec une facilité déconcertante : Le Vice offre un petit clin d’œil au MassiliaPapet J a fait sur la chanson originale un featuring avec Gaston sur des variantes très reggae, comme elle propose aussi une embardée musicale chez les Balkans sur Rabalkaganoïd en hurlant « l’apocalypse arriveeee ! ».

L’approche avec le public est toutefois complexe : l’emplacement de La Fanfare en Pétard est judicieux puisqu’ils sont positionnés devant la grande scène du Cratère (théâtre d’Alès), donc au centre de la ville, mais les gradins au préalablement installés empêchent les spectateurs de se frotter aux musiciens. Une fanfare, se déplaçant traditionnellement dans les rues, dégage toujours une certaine proximité et complicité avec le public… Les gens apprécient, dansent… mais attendent une bonne moitié du concert avant d’aller dans la fosse, où deux furieux se sont jetés à l’eau pour ameuter le reste de la troupe !

Après un début de show sur les chapeaux de roue, un peu de douceur et de jazz viennent parsemer cette chaude soirée alésienne, où La Fanfare joue un genou à terre Madres de Plaza de Mayo. Un leurre, ils reprennent de plus belle, et interprète un curieux Gong Nimp très dub sur l’album mais ici dépourvu d’éléctrique. On restera plus qu’admirateur de la prestation de Paul Barbieri qui a su faire des effets de platines dans sa trompette… Mégalophone dub est très jungle et la mayonnaise prend toujours autant, le groupe n’a pas de limites et retravaille tous les genres. The Sun Was Black se succède dans une frénésie qui s’est enfin répandue dans le public, à coup de « jump ! jump ! » et de rythmiques très punk un peu à La Souris Déglinguée voire des Bérus, La Fanfare en Pétard est en train d’exploser !

Crame la Mèche arrive à point nommé avec « les bonnets rouges » et utilise un dialecte digne d’un MC et part dans un délire hip hop, où il n’hésite pas à chauffer la foule avec ses « caméras par ci, caméras par là, boom policiers par ci, boom policiers par là, contrôles par ci, contrôles par là, et le respect par la porte de sortie qui s’en va ! » sur Zboom.

Petit Martien est le morceau attendu par le peu de connaisseurs du groupe et sera aussi le plus fédérateur pour les autres : très raggamuffin, La Fanfare l’a joué à l’ancienne sur des riffs reggae, ragga et résolument ska.

Rise & Shine est quant à lui très instrumental et flirte avec le jazz avant que les six délurés décident de transformer cette compo à la limite de la fusion et une envie soudaine de hurler à la nuit. Une explosion qui se termine avec les six membres allongés sur le bitume, immobiles.

On approche de la fin concert et La Fanfare nous la joue à l’anglaise en version dance-floor sur We Are The Show Men… Ça y’est, tout le monde est là, les dernières notes de La Fanfare en Pétard sur des airs de féria pour faire plaisir la population locale n’ont fait qu’entériner une soirée une nouvelle fois réussie.
Sous ses attraits de fanfare traditionnelle, La Fanfare en Pétard a mis une grosse claque en matière d’originalité musicale et d’intensité dégagée au cours de ses quatre show. A la fois engagée, revendicative, festive et fédératrice, nul doute que chacun gardera un sacré souvenir de La Fanfare en Pétard qui en aura épaté plus d’un.

                                    


LE CONCERT DANS LE DÉTAIL

Festival : Cratère Surfaces (théâtre et arts de la rue)
Passages : 4
Dates : 1er Juillet et 2 Juillet 2010
Heures : 18h30 et 23h // 19h30 et 23h30
Ville : Alès
Lieu : Parvis du Cratère (plein air)
Durée : 1h00
Également disponible sur : Discordance (www.discordance.fr)
et Le Musicodrome (http://lemusicodrome.canalblog.com) 


C'était le Cratère Surfaces sur Le Pulp…

On ne va pas revenir sur les habituels débats qui ont agité la vie paisible du Pulp concernant cette longue semaine spéciale, mais j’en ai terminé avec le Festival du Cratère Surfaces édition 2009.

J’ai essayé de sélectionner les représentations “coup de coeur”, pourtant il y en avait bien d’autres. J’ai également vu d’autres choses, plus ou moins sympa, que je n’ai pas développé… Alors voici les dernières représentations.

L’aile ou la Cuisse : Un nom peu commun pour un groupe de musiciens, mais qu’est ce qu’ils étaient bons ! Un orchestre résolument ska, un peu à la sauce Babylon Circus, avec un chanteur qui était à l’oeuvre dans un long mégaphone. Ca a rendu super bien ! 1h30 de live vraiment épatant et boulégant.

                     

Les Miniatures : De la danse contemporaine en 3 étapes de 10 minutes chacune. Très très bizarre : quatre personnes devant une table qui bougent les bras en malaxant une grosse boule de pâte à modeler qui évoluer en fonction des gestes. Une deuxième représentation avec un volontaire du public… incompréhensible. Nous n’avons pas pris la peine de voir le troisième volet. Les Miniatures resteront à mes yeux quelque chose d’incompris !

Diabladas Corps Soufflant : Encore un groupe de musique qui lui aussi a su garder un gros côté fanfare. Fête et morceaux dans les rues pour occuper les temps morts entre les représentations, histoire de ne pas en perdre une miette !

                     

Les Contre-Visites Guidées : Alors ça mes amis, si ces deux gaillards passent du côté de chez vous et vous proposent leur fameuse contre visites, sautez y dessus ! Votre ville comme vous ne l’avez jamais vu ! Un peu de vrai, beaucoup de mythes, et énormément de vannes ! Ils vont aller repérer tout ce qui est susceptible d’attirer votre attention en inventant des histoires de fous, et qu’est ce qu’elles semblent vraies ! Un RE-GAL !! Une de mes représentation préférée, mais je n’ai pas pu vous la présenter : ça ne s’explique pas. Premièrement faut connaitre la ville, et beaucoup est dans la façon de le raconter et les conneries faites à côté.

                      

I Do : Une rue entière occupée par des mini-ateliers de 20 minutes chacun. Ca aussi, ça a été excellent, mais il faut vivre ces petits ateliers très restreints, où les comédiens sont dans leur trip et n’hésite pas à se mêler aux spectateurs. Un premier atelier était “comment s’habiller tous les matins avec les mains de Mickey ?”, un deuxième était “Mais où est passée ma femme ?” qui se moquait de situations que l’on a tous vécu, un troisième essayait de représenter “comment l’homme peut redevenir sauvage ?”… Un qui m’a particulièrement était une femme, très peu vêtue, qui racontait qu’elle enregistrait un cd uniquement de bruitages. Ces bruitages étaient en fait réalisés par l’action de tirer une caisse remplie de verres, ensuite de fringues, ensuite de plastiques. Elle expliquait très sérieusement qu’elle enregistrait le bruit de la caisse avec du verre, que le deuxième morceau de son album serait la caisse remplie de plastique… Mais ce qui était comique c’est que la caisse tirée dans la rue, quelque soit son contenu, faisait toujours le même bruit ! Enfin un atelier a confirmé que c’était bien la compagnie des jobards de service, un comédien expliquait que toute notre vie était tracée selon la courbe asymptote. Il faut le voir pour comprendre ces mots, je n’en dis pas plus… si vous vous voulez rentrer dans ce monde de fou, croisez la route de I Do et vous comprendrez !

Une édition 2009 de grand cru avec 3 jours haletants qui nous permettent de décourvrir les arts de rues, ce n’est jamais commun, et pourtant qu’est ce que c’est bon. Vivement l’an prochain !


Cratère Surfaces présente Flux

Flux, ce devait être la tête d’affiche du Festival Cratère Surfaces de l’édition 2009. Honnêtement, j’ai trouvé ça nul à chier. C’est dit.

 

                                       

PAR LE THÉÂTRE DU CENTAURE

Sur le papier, le programme était alléchant. “Un parcours poétique mêlant images animées, déambulation et performance équestre”. Ok, pourquoi pas. De toutes façons c’est l’évènement du Cratère Surfaces de cette année.

Le concept est pourtant intéressant : chaque spectateur se voit remettre un casque audio et un boitier audio en échange de sa carte d’identité durant le spectacle. Ce dernier a lieu de nuit, dans les vieux quartiers de Rochebelle, de l’ancienne verrerie, pour arriver à l’école de Salto d’Alès (+école de cirque). Le départ se fait du célèbre Musée PAB. Vraiment judicieux.

Au fur et à mesure de la ballade, des images et des vidéos sont projetées sur les murs environnants : un cadre imaginaire est crée, les murs parlent, chaque personne entend des murmures au fur et à mesure de la marche… Quand il n’y a pas d’images, des vers poétiques sont alors dévoilés.

On marche 5 minutes pour voir 15 minutes de films. C’est long. Surtout que la plupart du temps c’est en espagnol. Des ombres de chevaux sont visibles, mais deux sont seulement présents. Une femme et un homme. Les deux en réalité que nous voyons dans le film. Ce parcours vidéo est également créé par la compagnie, qui vise à mettre en place une sorte de voyage où l’on ferait le lien avec ce qu’on voit, ce qu’on entend, et le spectacle équestre. Il vise construire une sorte d’initiation imaginaire pour retranscrire les deux personnages de l’Iliade.

Vous voyez donc que le concept n’est vraiment pas bête : vidéo, audio, marche et spectacle équestre en même temps.

Sauf que le programme si alléchant ne le fut pas vraiment. “Un être étrange, mi homme, mi cheval, se livrant à une danse d’une perfection technique absolue, envoutante et sensuelle”. Euh on n’a pas du voir le même show, les mots me manquent. On s’attendait à voir des choses spectaculaires, ou quelques peu en lieu avec ce que nous voyons : jamais on ne vit le lien ! La première apparition du cheval (avec son cavalier) nous indique le chemin à suivre, rien de sensationnel. La deuxième se déroule dans l’eau : un cheval blanc est immobilisé, il se livre au cavalier qui s’allonge et s’étire sans cesse sur le cheval. Cinq minutes et puis s’en va. La troisième apparition a lieu dans la cours de la verrerie, avec de vastes espaces. On s’est dis qu’enfin il y a allait avoir du remus ménage. Encore raté ! Elle fit des tours en forme de rond pendant quelques minutes.
La dernière apparition a été avec les deux et uniques chevaux, dans l’antre de l’école de salto. Une sorte d’arène, où l’on pensait voir un affrontement enfin équestre. Que nenni ! Ils nous invitent à nous assoir et à les observer. Ils représentent en 10 minutes une sorte de fusion où ils font allonger les deux chevaux, tandis que l’homme et la femme font semblant de se caresser. Ils se lèvent, saluent la foule, et s’en vont.

Basta.

Alors je n’ai pas compris où était le fameux évènement tant attendu. Flux devait être la sensation du jour, il a été une sacré déception.

                     

Pour en savoir plus…

Avec : Camille et Graal, étalon Frison, Manolo et Darwin, étalon Frison et Nuno, étalon portugais.
Film et Mise en Scène : Camille et Manolo.
Textes : Fabrice Melquiot.
Création Lumière : Pascale Bongiovanni.
Création Sons : Nicolas Lespagnol, Rizzi.
Composition Musicale : Christian Boissel, Solea, Garcia Fons.
Création Graphique : Jeanne Roualet.
Conseil Artistique : Raymond Galle.
Costumes : Joëlle Grossi.
Direction Technique : Christophe de Le Court.
Régie Vidéo : Jean Christophe Cariou.

A partir de 12 ans

Depuis plus de 10 ans, le Théâtre du Centaure implanté à Marseille, construit son travail sur l’utopique union entre le cheval et le comédien.

Dernier article demain sur le bilan des représentations et du Cratère Surfaces édition 2009.


Cratère Surfaces présente Le Grand C

Le Grand C faisait partie de ceux que l’on attendait le plus, et l’on a pas été déçu. Malheureusement sa représentation a été un peu boycottée par le fait que nous devions partir voir Flux à l’autre bout d’Alès, donc nous n’avons pas pu tout voir. Malgré tout, sensations garanties !

                                 

PAR LA COMPAGNIE XY

C’est une foule monstre qui s’était déplacée au Théâtre de Verdure en plein air pour assister à la représentation d’1h de la Compagnie XY.

Le Grand C c’est 36 bras qui lancent, portent et rattrapent. Vous avez compris le topo. 18 acrobates, 36 mains, 180 doigts dotés d’une technique éprouvée et parfaitement maîtrisée. Beaucoup d’énergie dans cette représentation, beaucoup d’invention, mais aussi beaucoup de tensions. On a en effet assisté à quelques chutes heureusement sans gravité : la pluie et l’orage s’étant invités sur Alès, les tapis étaient quelque peu détrempés…

Cette heure d’acrobatie malheureusement incomplète pour mon cas personnel aura en tout cas était impressionnante. Premièrement, le principe du duo homme femme a été bousculé : grosse surprise lorsqu’une femme maigroulette a réussi a soulevé un homme baraqué de plus deux fois son poids. Les portés ont été plus acrobatiques les uns que les autres.

Le Grand C a exploré la technique du cirque, c’est indéniable, mais aussi un mélange de musique et de danse puisque le tout offre une chorégraphie qui tient vraiment la route. Les pyramides humaines elles aussi laisseront pantois.

Hommes, femmes, mais aussi rondins de bois, planches, chaises… ils mélangent tout ce qu’ils peuvent pour faire des figures. L’émerveillement a été assuré, dommage qu’il fut écourté.

                        

Pour en savoir plus…

De, Par et Avec : Abdeliazide Senhadji, Airelle Caen, Anne de Buck, Antoine Thirion, Aurore Liotard, Caroline Leroy, Denis Dulon, Eloise Bouillat, Emilie Plouzennec, Eve Bigel, Frederico Placco, Guillaume Sendron, Maxime Pervakov, Michael Pallandre, Mikis Minier-Matsakis, Romain Guimard, Thibault Berthias, Thomas Cardeus.
Regards Complices : Loic Touzé, Mahmoud Louertani.
Création Musicale : Marc Peronne.
Création Lumière : Vincent Millet.
Création Costumes : Marie Cécile Viault, Géraldine Guilbaud.


Cratère Surfaces présente Dérapage !

Être flic ce n’est vraiment pas la joie. Surtout lorsque deux jeunes gradés font leur première interpellation…

                      

COMPAGNIE CARNAGE PRODUCTIONS

On pouvait s’attendre à un truc bien lourd lorsqu’on a vu sur le programme une reconstitution d’interpellation. On aime rire des flics, mais l’on avait surtout peur d’assister à une parodie ultra classique de la police, plate et sans originalité. Une nouvelle fois, faux sur toute la ligne.

Il est 23h dans cette soirée d’ouverture du festival. Nous sommes en pleine rue, où l’immeuble de l’autre côté de la route sert de décor. D’un coup, Dark Vador de son masque vêtu déboule avec son sabre et un poste à fond les watts. Un voisin commence à s’énerver et demande à ce dernier de partir. Qui refuse bien entendu. L’agitation du voisin du premier s’intensifie : à nos grande stuppeur, il balance son téléphone par la fenêtre. Quelques secondes plus tard, c’est carrément une tour centrale de PC qui passe par dessus bord.

Situation comique mais qui l’a été encore plus vu la réaction d’une partie du public croyant réellement qu’un voisin pétait les plombs. “Mais il est fou !”. Pourtant étant sur les lieux d’un spectacle, il ne fallait pas s’appeler Einstein pour savoir que tout ça faisait partie de la pièce !

Donc suite au bordel monstre foutu par le fameux voisin, une voiture de flic arrive à vive allure, dérape miraculeusement et fini par se garrer au milieu de la scène en cherchant d’où venait ce foutoir. Belle entrée, bien amené en tout cas.

Plein de petits détails manquent pas de faire sourire : un autocollant sur la voiture de flic avec de marqué “voiture banalisée” (pas mal !). Ou encore les lettres inversées dans le dos du policier “PICOLE” ou lieu de “POLICE”.

Alors qu’un forcené tire des coups de feu dans la rue, un duo mixte de policiers fraîchement gradés, mais pas vraiment au top de leur performance, se retrouve sur les lieux. Bien que souvent théorisée à l’école de Police, cette opération va s’avérer plus difficile que prévu.

Un spectacle réaliste et caustique aux rebondissements inattendus, qui laisse place largement à la dimension humaine. Des situations cocasses, de l’humour, beaucoup de maladresses, dans un spectacle qui mélange cascades, burlesque et décalages sans jamais tomber dans les clichés.

                      

Pour en savoir plus…

Avec plus de 1 000 représentations données dans toute la France et aussi à l’étrangers, le collectif ariégeois de Carnage Productions continue d’occuper la rue avec ses cascades spectaculaires et son célèbre sens du ridicule…

Mise en scène : Stéphane Filloque
Avec : Bérengère Déméautis, Yann Collin et Jérome Jolicart.
Compagnie : Carnage Productions
Durée : 55 minutes

La suite des spectacles lundi, pas de parutions ce week end.


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