Archives du Tag: electro

Something to die for – The sounds

Le nouveau The sounds vient de sortir. Presque deux ans après “Crossing the Ribicon” le groupe suédois revient avec “Something to die for”, un album déconcertant à la première écoute.

L’introduction et le titre “Dance with the devil” qui ouvrent l’album marquent un changement important dans l’histoire du groupe. Le son est lourd, électro à mort, c’est fourni et péchu, ça sent bon la techno des années 90, et ça ne plaira pas à tout le monde.

 

Le fond reste le même: on retrouve les lignes de chant et les rythmiques et les mélodies caractéristiques du groupe, sorte de New-wave rock moderne. Les changement se font surtout au niveau des arrangements. De ce côté-là, le groupe s’est clairement laché.

La chanson titre est plus classique et reste dans la tradition du groupe:

La seconde partie de l’album se calme un peu et revient à un son plus familier. On se retrouve donc avec un album qui tente quelques explorations nouvelles, avec succés puisque l’identité du groupe ne se perd pas en chemin.

En conclusion: Un album pour les amoureux des années 90, remplie de claviers, de mélodies accrocheuses, avec un rythme marqué, énergique, “Something to die for” est fait pour vous. Si vous n’avez jamais trop accroché à l’esprit “the sounds”, ce n’est pas l’album qui vous convaincra de vous y mettre.


Little dragon

Little dragon est mon dernier coup de coeur musical. Ce groupe éléctro-pop suédois est porté par Yukimi Nagano, chanteuse du groupe, et ses camarades  Erik Bodin (batterie), Fredrik Källgren Wallin (basse), et Håkan Wirenstrand claviers). 

J’ai découvert ce groupe comme beaucoup de gens, grâce à sa collaboration avec Gorillaz sur le dernier album en date du groupe de Damon Albarn: Plastic Beach. Les morceaux avec Little dragon se démarquaient fortement du reste de l’album, ce qui a éveillé ma curiosité. 

Avant de vous parler du groupe, je pense qu’il est plus judicieux de vous faire écouter ses productions. 

 

 

Voici donc deux facettes du groupe. “Twice” issu de leur premier album éponyme est un titre planant alors que “My steps” issu du second album “Machine dreams” est plus rythmé et éléctro.

Little dragon navigue entre musique d’ambiance et sonorités électro, avec parfois des petites touches Jazzy, le tout étant porté par la voix toujours élégante de Yukimi. Le groupe alterne aussi entre des pistes d’une simplicité désarmante et des morceaux bien plus construits, remplis de sonorités complexes et dotés de rythmiques à la fois élaborées et omniprésentes.

La force du groupe réside dans sa capacité à vous emmener très loin dans la rêverie et l’émotion. La voix de Yukimi y est pour beaucoup, puisqu’elle a ce je ne sais quoi qui vous propulse dans la stratosphère et vous fait redescendre lentement en vous berçant. 


En deux albums, Little dragon a imposé une identité, un univers, et a réussi à capter l’attention des plus grands artistes actuels (et la mienne aussi). Avec la préparation d’un troisième opus pour le printemps 2011 (c’est donc imminent), ce groupe est donc à suivre attentivement. 

Petite anecdote pour terminer: le nom du groupe “Little dragon” vient du surnom que donnait les musiciens à Yukimi quand elle se rendait folle durant les premières sessions d’enregistrement en studio. 

Source: Wikipédia.


Chronique "Manifesta" Oai Star (2009)

2008 aurait du être l’année du quatrième opus du Oai Star, la branche agitée du Massilia Sound System. Malheureusement la mort de Lux Botté est venue chambouler les plans oaistaristes marseillais, mais un jeune Dj suédois nommé Dubmood a débarqué sur la Canebière pour prendre le relais, aux côtés de l’emblématique Gari Greu au chant. Fin 2009, le tant attendu Manifesta est enfin dévoilé.

                           
Un premier album ragga, un deuxième plus punk, puis un troisième très rock’n’roll. Forcément on pouvait se poser quelques questions sur le projet musical de cette quatrième galette. L’arrivée d’un second Dj nous donnait de sérieux indices sur le tournant amorcé par le groupe marseillais, et ce tournant serait donc électronique. Alors collègues marseillais, le Oai Star serait donc devenu clubbing ?

Fausse route. Et sur toute la ligne chourmo ! Le Oai Star réussit au contraire un coup de maître dans le microcosme phocéen. L’art de maîtriser l’univers si difficile de la fusion, souvent vue et revue, essoufflée et remixée sans cesse. Réussir à se renouveler musicalement, conserver avant tout le même état d’esprit dans le oai et la fête, et enfin assurer une chaude soirée dans la fosse : le défi est relevé.

Cette vague électronique vient de l’entente des deux Dj’s, Kayalik et Dubmood. L’un sévit au cœur du Massilia Soud System depuis plus de 20 ans, l’autre est spécialisé dans « chip music », c’est-à-dire des sons électroniques 8 bits produits par de vielles Game Boy et Atari…

La bande à Gari nous balance donc 14 titres, pas moins, pour nous permettre de passer l’hiver sans se découvrir d’un fil. Lux B est certes parti, mais le Oai Star est toujours vivant ! Au-delà de la complicité et de l’amitié, on sent toute l’envie de se faire plaisir en explorant de nouveaux horizons musicaux : une introduction des plus calmes avec le berçant Sème ton chanvre paysan mais qui s’estompe rapidement dans les puissants sets à la limite du punk/électro. A l’image de Balético atomico, « à la santé des allumés, à la santé des culs terreux !! C’est eux qui mettent le souk et le feu, ils pètent les plombs et dansent encore le matin !! », ou encore de Fire avec la brûlante Candice d’Eths.

L’intensité, maître mot de l’album, ne baisse pas d’un poil. Du rock, oui, mais aussi de l’électro comme sur le très réussi Je veux faire brûler la mer. Force, hargne, poigne, « si l’argent ne fait pas le bonheur, alors rendez nous le ! », puis sur Antifestif, concocté avec des bruitages à la sauce Mario et ses « vos fêtes m’emmerdent, je préfère les manifs ! ».

Entre les guitares et les platines, il y a toujours la tchatche et cette déconne légendaire. Are you from Mars ? retrace le parcours de Madonna en version marseillaise, comme vous ne l’avez jamais vu : « cette fadade s’est faite plaquer par son mec et en est à son cinquième pastaga. » Pourquoi me direz-vous ? « A cause de l’aioli. Et oui, elle avait oublié les pastilles à la menthe ! ». 

Chéri(e), avec Claude Sicre des Fabulous Trobadors, vaut lui aussi son pesant d’or. Samples et guitare sèche vous feront entonner « chérie, faut faire la vaisselle, chérie, c’est ton tour aujourd’hui ! » n’hésitant pas à tourner en dérision le machisme des hommes et leur goût prononcé pour les tâches ménagères…

Sans tomber dans l’excès ni la provocation, le Oai Star n’a pas oublié ses revendications comme à travers La vie qu’on mène « enrichis bien ton patron, un jour il te le rendra ! On bosse pour des clous, on ne la ramène pas…», ou l’excellent Feignant et Gourmant (probablement un des meilleurs morceaux de Manifesta), très proche de ce que faisait Massilia Sound System il y a quelques années « aujourd’hui chacun parle de politique, je ne m’en mêle pas je n’y comprends rien… mais le premier devoir de la République devrait-être de nourrir ce qui n’ont rien ! ».

Impossible enfin de passer à côté des petites prouesses électroniques à travers cet album très hétéroclite : des battles électroniques à coup de Metroid Fusion viennent donner des Saturé Nights Part I et II décapants, tout comme l’incontournable Fonky Plomberie « allo ailleurs, ici Marseille, ville du oai et du soleil !».

Tout. Oai Star aura fait tout ce qu’il savait faire jusqu’à présent, et même beaucoup plus en dépassant ses propres limites. 14 morceaux variés, épatants, mélangeant le rock, le punk, le reggae, et surtout l’électro. Ce style particulier, la « chip music », donne une identité à part entière à cet album. Il est ici le véritable tournant, pas ailleurs. Lux B n’est d’ailleurs jamais réellement parti. Lui qui rêvait un jour de proposer à Marseille une version encore plus décalée du Massilia, aurait été comblé. Car au fond, on le sait tous, ce Manifesta pourtant différent n’a pas perdu une miette de ses valeurs : s’éclater, partager, faire bouger les gens et mettre le oai, tout en faisant intervenir les collègues à travers de nombreux featurings (Moussu T et Papet J du Massilia, Claude Sicre des Fabulous, et Candice d’Eths).

Incorrigible décidément le Oai Star. Un album ainsi dédié à Lux Botté de la plus belle des manières.

                         


LE CD DANS LE DÉTAIL

L’album :
1) Sème ton chanvre paysan
2) Je veux faire brûler la mer
3) Baleti atomico
4) Feignant et gourmand
5) Saturé nights part I
6) Fire (feat. Candice)
7) Are you form mars ?
8) La vie qu’on mène (feat. Papet J)
9) Antifestif
10) Chéri(e) (feat. Claude Sicre)
11) Fonky plomberie
12) La boite et les clous
13) Canader Love (feat. Moussu T)
14) Saturé nights part II

Durée : 51 minutes
Label : Roker Promocion
Album : 4e
Genres : Rock / Electro
Sortie : 21 Septembre 2009
Particularités :
Cette chronique a été désignée officiellement par le groupe comme la mieux écrite sur cet album.
Egalement disponible sur : Webzine Discordance + Le Musicodrome

NOTE : 16/20

ALBUM EN LIBRE ÉCOUTE :

http://www.deezer.com/embed/player?pid=32469634&ap=0&ln=fr&sl=1

Découvrez la playlist Manifesta avec Oaistar


Chronique "Manual For Succesfull Rioting" Birdy Nam Nam (2009)

Les qualificatifs élogieux ne manquaient pas, on les ramassait à la pelle. Birdy Nam Nam et son album éponyme, avec  Abesses
en fer de lance,  sonnaient déjà la charge du renouveau de l’électro
française. Trois ans de travail pour nous proposer une suite aussi
soignée que le premier cru ? Verdict de ce Manual For Successful Rioting, deuxième album des Birdy.

                           

     La promo autour de cette nouvelle galette avait
été une véritable machine de guerre : couverture des magazines,
présence médiatique, et surtout une première partie de Justice en 2008. Oui, déjà, Birdy s’est fait sa place parmi les grands de la scène française. Mais sera-t-il à la hauteur deux fois consécutivement ?

     C’est là que le bas blesse. En toute franchise,
c’est avec une certaine déception (pour ne pas dire frustration) que
j’achève l’écoute de ce Manual For Successful Rioting. Comme
une impression de déjà vu, de déjà entendu. La production par Justice
se fait cruellement ressentir ! L’électro originale et variée du
premier album a disparu, pour laisser place à une électro banale, sans
relief, passe partout. Les saxos, claviers, percus, basse ou autre
accordéon qui donnaient cette originalité et collaient au groupe une
identité forte a tout bonnement disparu. Au lieu de ça, on s’oriente
dans une électro orientée vers le dance/club, où les influences de Daft Punk, Justice, ou encore Yuksek se font sérieusement ressentir. Normal me direz-vous, cette nouvelle galette a été produite par le très hype Yuksek. Ah voilà on comprend mieux.

    Cependant je ne dis pas que l’album est mauvais,
il est même plutôt pas mal. Mais il est clair que l’on s’attendait à
mieux que ça, surtout vu comment le précédent album nous en avait mis
plein les yeux. Le premier titre Red Dawn Rising fait monter la température dans un mélange d’électro/hip hop épatant. Certains morceaux envoient le bois : Trans Boulogne Express et le titre éponyme se montrent détonants et ravageurs, Bonne Nouvelle rappelle un peu le précédent opus, on accroche de suite. Mais d’autres sonnent différemment, comme War Paint, qui semble être pompé sur des sonorités de Justice et Daft Punk. Enfin on retrouve des compos qui viennent casser le rythme, très instable, de l’album : Homesexuality ou Space Cadet Apology pour ne citer qu’eux, manquent cruellement de panache.

  On s’attendait à mieux, je me répète, mais c’est tellement vrai. Nous
avons quand même un quatuor de Dj champion du monde en 2002, et
plusieurs fois sur le podium à cette dite-compétition. Ces jeunes sont
bourrés de talent, c’est indéniable, ils n’ont plus à le prouver. Mais
peut-être que la lourde tâche de proposer un opus aussi réussi que le
premier a été un handicap. Un frein dans le renouvellement musical, une
peur de se lâcher vraiment, le résultat de ce Manual For Successful Rioting est en demi teinte.

     Là où l’on pourra se consoler, c’est sur la performance live, rugueuse et décapante.

                     


INFOS ALBUM

L’album :
1) Red Dawn Rising
2) Trans Boulogne Express
3) Love Your Ennemy
4) Bonne Nouvelle
5) Manual For Successfull Rioting
6) War Paint
7) Worried
8) Space Cadet Apology
9) Shut Up !
10) Homosexuality
11) The Parachute Ending

Durée : 49 minutes
Album : deuxième studio
Genre : électro
Sortie : 12 Janvier 2009

NOTE : 12.5/20

GRAND RETOUR DU LECTEUR EXPORTABLE ! ALBUM EN LIBRE ÉCOUTE

http://www.deezer.com/embed/player?pid=29757504&ap=0&ln=fr&sl=1

Découvrez la playlist Manual For Successful Rioting de aiollywood


calvin…non pas klein

Lui, c’est Calvin….Calvin Harris
Vous ne connaissez pas encore ce digne héritié Daft punkien,
tout droit venu de glasgow?

Ca fait un p’tit bout’ temps que j’ai découvert cet energumene
aux rythmes electroniques etonnants.

La fnac a finalement adopté son album ‘I created disco’ seulement debut 2008.
Les fans des daft vont être ravis par cette touche de fraicheur qui
debarque sur la scene electro.
Sa musique est egal à son image! Completement Crazy!
des chansons sur les filles, des chansons très colorés plein de petites
touches de flower power mélangé a des bruits telechargés
tout droit depuis l’epoque disco…just balèze!

http://www.youtube.com/watch?v=nh2oseTibx4&feature=user

j’ai juste pas trouvé de video avec un lien, anyway enjoy!


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