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Avatar – James Cameron

Le nouveau James Cameron est enfin sorti, après plusieurs années de gestation. Nous avons pu le voir en avant première et en 3d. Voici nos impressions:

R@el –

Je vais aborder le film sous 3 angles: le scénario, le son et l’image, et enfin la 3d.

Le scénario.

Un marine infirme reprend le rôle de son frère décédé dans le projet Avatar, qui consiste à faire copain copain avec les habitants d’une planète en phase d’être colonisée pour être exploitée. Il va se prendre d’amour pour la tribu qu’il rencontre, et prendre leur défense… Blah blah blah… Clairement pas le point fort du film, en gros vous lisez Aquablue, ajoutez-y une petite reflexion sur les jeux vidéo, la réalité et le virtuel, et vous aurez une idée de ce qui vous attend. Un bon point: L’apprentissage du héro prend une grosse part du film, ce qui nous permet de découvrir un univers très riche. Bref on reste sur un sentier très balisé, c’est un film écolo dont la morale est: “c’est pas bien d’embêter les indigènes qui vivent sur la terre que l’on convoite, et puis ça pollue, la guerre c’est le mal.”

Malgré tout, on a un monde nouveau devant nous (du moins au cinéma) et ce monde est ultra vivant, plein de richesses, on s’attarde vraiment sur la vie de ce monde, et c’est vraiment agréable.

Le son et l’image.

Alors là, ça bute. Visuellement, le film va vous mettre une grosse claque dans la gueule, on assiste clairement à une étape en terme d’effet visuel. On reussit enfin à ressentir quelque chose face à une image de synthèse, ce n’est pas froid, c’est vivant. L’univers est ultra riche, esthétiquement léché, cohérent, les objets réels s’intègrent parfaitement au reste (et non le contraire…), bref  je n’en suis pas encore revenu. On a un vrai film, sauf que 90% est réalisé par ordinateur, et ce n’est pas une gêne (pour la gêne, voir Star Wars épisodes I II III).

La musique est impinable comme d’hab, grosses orchestrations à l’américaine, et musiques tribales pour bien marquer qu’on est dans un truc écolo… Super relou, mais rien de nouveau…

La 3d.

Le film est fini depuis 30 minutes quand j’écris ces lignes, et j’ai toujours mal aux yeux. Si Avatar a prouvé quelque chose, c’est bien que la 3d n’a aucun avenir. Désagréable dès que ça s’agite, fatiguant sur le long terme, ce système est fun pour un dessin animé de 1h30, mais pas pour un film de 2h40… De plus, si cela apportait un plus réel, on ferait l’effort, mais ce n’est que du gadget visuel. A la reflexion, l’expérience doit être bien plus agréable sans les lunettes…

Ma conclusion: Un grand moment, un film épique, magnifique, prenant, clairement le pas le meilleur film de tous les temps, mais une baffe technique, et un très très bon moment comme peu de films à grand spectacle peuvent en donner ces temps-ci.

 

little flea :

Pour ma part j’ai été totalement prise dans l’univers du film ce qui forcément influence mon jugement. Je n’ai pas forcément capté tous les défauts que l’on pourrait y trouver! j’ai vraiment ressenti le film et c’était très agréable. je n’attendais pas forcément un film génial et j’ai donc été agréablement surprise par cet univers qui m’a plu et qui me semble recherché, fouillé mais pas forcément nouveau, malgré des choses originales.  Le scénar ne sort pas de l’ordinaire mais j’ai été prise dans l’histoire par le côté visuel très élaboré, coloré, lumineux. Au niveau musique effectivement c’est répétitif et un peu too much.

et puis la 3D c’est pourri surtout avec des lunettes de vue…j’ai les yeux et le nez démontés!

en gros : votre avis va dépendre de votre ressenti ; le mien a été bon!

 


District 9

Réalisé par Neill Blomkamp

Avec Sharlto Copley, David James (II), Jason Cope…

Film néo-zélandais, américain. Genre : Science fiction

Durée : 1h 50min. Année de production : 2009

Distribué par Metropolitan FilmExport

Un vaisseau extraterrestre arrive au dessus de Johannesburg et le gouvernement découvre un peuple au bord de la disparition, incapable de rentrer chez lui. Il faut donc les traiter, les loger… Rapidement le camps D9 s’étend et devient un bidonville immense. 20 ans plus tard, le MNU un organisme privé est chargé de reloger les aliens dans un camps plus éloigné de la ville, L’agent Wikus un petit bureaucrate raciste est chargé de faire signer l’avis d’expulsion aux aliens.

Je ne vous en raconte pas plus. Rapidement, le film traite de l’apartheid avec brio. Le scenar, s’il est assez classique, profite d’un enrobage plutôt inédit au cinéma, ici le héros est un connard, les méchants sont des connards, les aliens sont des êtres normaux… Du coup on aborde le cheminement du héros d’une manière différente, vu qu’on ne l’apprécie pas. C’est pas mal.

Autre point fort, le film calme. On en sort essouflé, un peu comme après Les fils de l’homme. L’ambiance est lourde, ça nous met le nez dans le caca et nous y maintient tout du long. Certaines scènes sont assez dures et l’aspect réaliste du film (qui commence comme un reportage et glisse doucement vers une fiction plus traditionnelle), son contexte crédible et la justesse des personnages font froid dans le dos.

Point négatif à mes yeux: La violence. Le film est franchement violent. Par moment j’ai tourné les yeux, parce que c’est assez dur. Quand les corps explosent on sourit, le réal ne s’attarde pas sur le truc et c’est plutôt comique, mais les scènes dans l’hopital sont désagréables. Un peu plus de sobriété dans la violence n’aurait pas nuie à l’impact du propos. Je reviens encore aux Fils de l’homme tant l’expérience m’a semblée comparable: Dans ce film, on est malmené du début à la fin, mais la violence, qui est très présente, reste sobre, alors que dans District 9, on enchaine les gros plans sur des scènes de souffrance, de déterioration, de démembrement… Bref…

Au final, un excellent film de science fiction crédible, un peu trop violent à mon goût, mais intelligent, bien mené et avec une fin ouverte. Mention spéciale pour la scène du Mécha qui démonte tout.

L’avis de Clownface :

Alors, on nous sert un film sur un apartheid alien, soi-disant réaliste. Déjà, on nous situe ça à Joannesburg au cas où nous ne pouvions pas comprendre, bah oui, le spectateur de SF n’est qu’un gros abruti. Et la métaphore sera appuyée pendant toute la durée du film avec un burin pour bien le faire rentrer dans le crâne de tout le monde. La subtilité, faut oublier !!!
Encore un film qui succombe à la mode de la caméra à l’épaule façon reportage, c’est bien pratique, puisque ça permet au réalisateur d’éviter toute forme de mise en scène et un montage sur-découpé totalement dégueulasse et pénible. C’est vite gonflant, et injustifié.
Passons au scénario, les personnages n’ont aucune épaisseur, leurs histoires nous laisse de marbre, et leur dialogues se réduisent à des insultes la majorité du temps. Ce type d’histoire a déjà été écrit maintes et maintes fois dans l’histoire de la SF, depuis longtemps et de manière bien plus intelligente. Aucune exploration des aliens, de leurs cultures, ce qui serait bien plus intelligent que ce qu’on nous donne sur le sujet. Nous passerons sur la multitude d’incohérences pour un film qui se veux réaliste. Et puis un petit mot sur les acteurs, qu’on ne reverra pas de sitôt au vu de leur piètre performance, les extra-terrestres jouent mieux.
Enfin, un film prétentieux, filmé n’importe comment, appuyé avec des démonstrations de violence inutile qui m’a presque rendu malade sans oublier un scénario d’une bêtise affligeante. Ca faisait trèèèèès longtemps que je n’avais pas regretté une place de ciné à ce point, du pur foutage de gueule.


Terminator Renaissance, du post-apocalyptique comme on en fais plus.

Le jugement dernier est arrivé. Skynet et ses machines ont pris le contrôle du monde et chasse les humains. Le monde est désertique, des factions forment la résistance aux machines, parmi eux, John Connors, que certains prennent pour un messie, d’autres pour un illuminé. Il est à la recherche de Kyle Reese, son père, afin de rendre sa propre existence possible.

Cela faisait longtemps que j’attendais ça, un vrai film post-apocalyptique, froid, désespéré, où les humains en sont réduis à peu de choses, où chaque action compte, où personne n’est à l’abri. C’est un vrai plaisir. Rien que d’entendre au début du film le fameux “PomPom Pom PomPom” quand le titre se révèle, ça fais un petit quelque chose quand même. Le film se base clairement sur les deux premiers (je n’ai pas encore vu le troisième, mais il a été apparemment retiré de la continuité d’après ce que j’ai put lire). Le scénario est malin, ne faisant pas de John Connors (Christian Bale) le personnage principal, le laissant presque au second plan pour la première partie du film. Et son objectif, bien plus terre-à-terre qu’on pourrait le penser, retrouver son père afin de l’envoyer dans le passé pour protéger sa mère. De l’autre côté, le personnage de Marcus est mise en avant et on découvre cet univers désertique à travers son parcours dans des états-unis dévastés.

Les paysages désolés sont vraiment le point fort du film, tout est désertique, les machines contrôlent tout. Elles sont constamment présentent, une menace omniprésente. Obligent tout les personnages à réaliser des actions d’éclat, à jouer le tout pour le tout à chaque instant. Personne n’a le choix, tout le monde veux survivre, et il n’y a pas d’hésitations possibles. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas ressenti ce désespoir dans un film. L’humanité en est réduit à faire avec les restes, avec des bouts de ficelle technologique (l’idée du QG de la résistance est franchement sympa, même si un peu difficile à avaler), il y a parfois un vrai côté pulp dans un univers au design qui pourrait parfois s’apparenter un peu à du steampunk futuriste et désertique.

Sam Worthington porte une bonne partie du film, et n’est pas un mauvais acteur, loin de là et son personnage est intéressant, même si son principal mystère, est quasiment dévoilé dès la scène d’intro (mais aussi dans la bande-annonce). Le scénario, même si il recèle quelques faiblesses, reste plutôt solide et est plutôt bien mené. Les machines de Skynet sont réellement terrifiantes, omniprésentes, et très bien designées. McG (Drôles de dames 1 et 2) s’est calmé sur sa réalisation clipesque et livre de bons moments d’actions, lisibles, avec entre autre un plan-séquence très sympa au début du film !!!

Alors, soyons franc, il y a des faiblesse, déjà le doublage est absolument atroce, mais, il y a la gamine black et muette. Pourquoi la gamine qui parle pas (et ne me dites pas les quotas, c’est ce que tout le monde m’a dit, il y a déjà un black, mais pas handicapé, certes) ??? Je ne comprends pas. Elle ne sert à rien, mais elle est constamment présente, elle est juste pénible. Ensuite, on n’échappe pas à certaines répliques un peu bateau, du genre un speech de Connors sur ce qui nous différencie des machines…

Je ne saurais dire si la vision des deux premiers Terminator est indispensable, mais, sans aucuns doute, ça rajoute un plus, on voit toutes les petites références, et ça, c’est toujours sympa. Des manières de tuer un Terminator jusqu’au “I’ll be back”, en passant par Arnold (oui, il est dedans !!!). Un bon film qui reprend bien le mythe Terminator et montre enfin sans complexe ce qu’on attendait depuis longtemps, la Terre après le Jugement Dernier. N’hésitez pas à aller voir ce film qui reste quand même très prenant, malgré quelques défauts.


Star Trek

L’espace, l’ultime frontière… Le nouveau Star Trek ne commence pas par ces mots.

Je ne suis pas un fan de la série, je connais un ou deux trucs dessus, j’ai vu quelques films en passant… Vous n’aurez donc pas une chronique de treki

Ce star trek nouveau, fait figure de relaunch pour une série à bout de souffle. JJ Abrams, nous sort donc un film plutôt épuré niveau fan service, mais qui  reste à même de satisfaire les puristes par sa nature même, ses quelques références et ses connexions avec la série des origines.

On retrouve donc les personnages rajeunis, dans une histoire qui n’est pas celle des origines puisqu’elle est bouleversée par un recalibrage temporel (oui c’est star trek quand même), c’est grâce à cette pirouette qui est somme toute crédible dans cet univers, que l’on va croiser un Spock Zachary Quinto, et un Spock Léonard Nimoy, dans la même période… Je ne vous en dis pas plus, mais c’est assez fun.

J’ai passé un assez bon moment: Les effets spéciaux en jettent, le rythme est haletant, le scénario malgré quelques faiblesses est correcte, il y a beaucoup d’humour (merci Simon Pegg!), Kirk passe son temps a se manger des mandales dans la gueule, et en plus y a des paradoxes temporels.
Seul bémol: J’ai beaucoup de mal avec les scènes de baston filmées caméra à l’épaule, avec un montage syncopé. Ce n’est pas net, on y voit rien. C’est dommage, tant les prises de vue peuvent être spectaculaires.

En conclusion, si vous n’etes pas hermétique à la SF, je vous le conseille.

Réalisé par J.J. Abrams

Avec Chris Pine, Zachary Quinto, Eric Bana, Simon Pegg, Winona Ryder, Leonard Nimoy…

Genre : Science fiction, Drame, Aventure, Action

Durée : 2h 8min.

Année de production : 2009

Distribué par Paramount Pictures France


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