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Rock en Seine 2011 – jour 1: Biffy Clyro, CSS, The Kills, Foo Fighters

Pour ma 1er édition du festival Parisien, j’ai décidé de me contenter de ne participer qu’à la 1er journée de concerts.

Foo fighters pèse lourd dans le choix du jour, mais ce n’était pas le seul groupe intéressant de la journée: Herman Dune, Death in vegas, The Kills, Biffy Clyro… La journée promettait d’être épique. Compte rendu.

16h15 sous un ciel maussade, Biffy Clyro ouvre le bal (quelques groupes ont chauffés les lieux mais la foule compacte m’a empêché de flâner du côté des scènes plus modestes), je ne connaissais pas le groupe, mais je n’avais entendu que du bien de ce groupe écossais. Autant vous dire que je n’ai pas été déçu. Biffy Clyro nous a servi une prestation efficace, du rock bien énervé et bien construit. Je ne vous citerais pas les morceaux que le groupe a joué ce jour-là puisque je ne les connais pas, mais je peux vous dire que la prestation, aussi courte soit-elle (environ 1h20) m’a convaincu de m’intéresser à la discographie du groupe.

A peine le groupe a t il quitté la scène que la pluie s’invite au festival, vite, un pub qui sert des bières à 8 euros…

Une fois la pluie passée, nous nous dirigeons vers la grande scène. Il est 18h mais la foule commence déjà à s’amasser, peut-être est-ce CSS qui mobilise les troupes.

CSS démarre son show, sorte de rock electro pop Brésilien… Non vraiment j’espère que ce n’est pas ce groupe qui masse les foules devant la grande scène, c’est horrible. Passons le fait que la chanteuse (immonde) chante faux… Non en fait non, c’est le principal problème de ce groupe : la chanteuse chante horriblement faux! J’en ai donc profité pour m’éclipser aux toilettes… De retour 45 minutes plus tard, une barquette de frite à la main, je n’ai rien croisé qui puisse accrocher mon oreille, même Herman Dune n’a pas réussit à me motiver. CSS m’inflige encore deux trois morceaux puis s’en va (enfin). Je retourne dans la foule pour The Kills.

Alors comment expliquer qu’après un morceau de The Kills, je me sois éclipsé de nouveau aux toilettes ? Le froid surement, l’envie de profiter pleinement de Foo Fighters le moment venu ? Oui, il y a de ça. Sinon on peut ajouter le fait que The Kills, c’est surement très sympa dans une petite salle, ou à écouter au casque chez soi, mais dans un festival où on a un tant soit peu envie de faire la guerre, The Kills, c’est mou du genou, et puis moi, un groupe de Rock qui se ramène sans batteur sur scène, je valide pas… C’est trop facile, ça donne pas envie. Prestation correcte mais hors de propos. SUIVANT!!!

Il est 21h45, il fait nuit, il ne pleut pas, la foule est compressée devant la grande scène, au bas mot, 60 000 personnes venu voir Dave et ses potes pour leur unique date en France. La tension est palpable, on est bien au centre, pas devant mais pas loin. On est prêt, le show débute.

Bridge burning démarre et la guerre commence, la foule s’agite, c’est juste n’importe quoi ! Pendant plus de 2h, les Foo Fighters vont calmer tout le monde, en déversant un flot de tubes d’une efficacité prodigieuse. Jamais une setlist n’aura été aussi efficace: aucun morceau à jeter, tous les essentiels y passent, Rope, The Pretender, Learn to fly, Monkey Wrench, My Hero, Everlong, Let it die, All my life, Breakout, White limo (qui je n’apprécie pas sur l’album et qui prend tout son sens ici, sur scène), Arlandria, These days, Walk, et bien d’autres dont j’ai oublié le nom. Le leitmotiv du groupe ce soir là : Jouer tant que les organisateurs ne leur disait pas de partir.

Le groupe nous a porté pendant 2h, sans faiblir, un privilège rare qui montre le poids qu’à ce groupe. Le concert s’est terminé en apothéose, et c’est sur les dernières notes du dernier morceau que la pluie s’est invité au spectacle… Magique.

Petite vidéo bonus:


Les festivals de musiques actuelles face à la crise ?

Il paraît que la crise économique est désormais derrière nous et que 2010 devrait montrer quelques signes encourageants. Mais cette nouvelle année ne résoudra pas tous les problèmes antérieurs, comme la crise du marché du disque par exemple. Alors que les festivals semblaient faire exception dans le domaine de la musique, le constat est implacable : même les grands en pâtissent.

                           
                                    (Furia Sound Festival, Cergy-Pontoise)

C’est devenu l’ultime phrase habituelle lancée au public à la clôture d’un festival, où que vous soyez : “on espère vous dire à l’année prochaine !”. Les programmateurs ne cherchent pas à faire un quelconque suspense en la déclarant, nous sommes bien au contraire face au reflet de la situation financière des festivals de musiques actuelles à la veille d’attaquer la saison 2010.

En 2009, les résultats annoncés n’ont pas été à la hauteur : dans un premier temps les salles de concerts, à Paris comme en Province, ont tiré la sonnette d’alarme avec une baisse de fréquentation globale. Alors que 2008 semblait avoir donné un second souffle aux organisateurs français, le prix des billets et la baisse du pouvoir d’achat ont, du côté du consommateur, pris le dessus. Tendance confirmée par l’étude statistique menée par l’Irma sur les recettes de billetteries déclarées au CNV, la baisse est de l’ordre de 12% pour l’année écoulée.

Plusieurs raisons liées à cette baisse d’affluence : un prix oscillant entre 15 et 25€ pour des artistes jouant entre 1h15 et 1h45 à tout casser dans des salles moyennes (jusqu’à 200-300 places), puis des fourchettes tarifaires s’envolant pour des salles type “Zénith”. A l’heure où les groupes favorisent une plus forte présence sur les routes pour palier leur manque à gagner, on observe aussi une carence au niveau du renouvellement artistique au cœur d’une même tournée… Tout le monde a ses groupes de prédilection qu’il ne manquerait pour rien au monde, mais force est de constater que la plupart proposent un show très linéaire, quasi identique d’un soir à l’autre. Dur de se renouveler lorsqu’on enchaîne les concerts mais une constatation qui ressort de plus en plus. Constat qui s’accompagne également des revers de médaille issue  de la nouvelle réglementation du tabac dans les bars et salles de concerts qui discrédite la convivialité d’un site. Fyfy, responsable de la TAF à Montpellier, nous le confirmer encore : le cas se généralise.

A contrario de ces résultats, les festivals français s’en sortent mieux. A quel prix, avec quelles forces ? Et surtout, est-ce un constat unanime ? A l’heure où de précédents rapports montraient la bonne santé des festivals du pays en 2009, on tient aussi à souligner le manque de discernement entre les évènements : Parlons-nous des “gros” festivals ou ceux de toutes catégories ?

                         
                                       (Festival Rock-en-Seine, Paris)

Premier exemple systématiquement cité, Les Vieilles Charrues. Festival mythique, immanquable… mais aussi hors contexte ! Pour la 18e édition en 2008, le programmateur Jean Jacques Toux disait “On est obligés d’avoir de gros artistes pour faire venir les gens” concernant la venue de Springsteen. Le plus gros cachet de l’histoire du festival venait de voler en fumée…
A travers cette citation, tout est résumé : cette année Les Vieilles Charrues vont compter Muse, rien que ça, comme tête d’affiche. Le gros coup a été senti, l’opportunité saisie. La programmation est déjà “évènement”. Plus de 200 000 festivaliers pour 6 000 bénévoles, une couverture médiatique imbattable, nous avons affaire (rappelons-le) au plus gros festival de rock français.

Les aides publiques et privées peuvent alors s’en donner à cœur joie : là où Les Vieilles Charrues excellent, c’est rapidement le gros point noir d’autres festivals français . Par sa popularité, sa prestance et son ancrage, le versement des subventions y est nettement favorisé. L’attraction due à une ou plusieurs pointures internationales couplées à des révélations ne fait qu’entériner la chose…

Il y a en effet une énorme cassure entre les festivals capables d’accueillir plusieurs dizaines de milliers (voire centaines de milliers) spectateurs et les “petits” festivals locaux. Les crédits publics sont désormais moins concernés par leur financement, où mêmes les régions ne veulent plus s’hasarder sur des festivités qui ne sont pas certaines de faire le plein. Ces désengagements sont significatifs et réels, que ce soit en province ou sur la capitale.

Focus sur la région Languedoc Roussillon : plusieurs festivals ressortent, le premier est de loin Le Festival de Nîmes, fortement subventionné, mais qui mise tous les ans sur des pointures internationales en tête d’affiche avec les grands noms français du moment en ouverture. La programmation à peine dévoilée, il aura fallu moins d’une semaine pour que le taux de billets vendus soit aux environ de 70% dans sa globalité d’après le journal La Marseillaise. Ça se comprend, Mika, ZZ Top, -M-, Pink, Yuksek, The Gossip, Jamiroquai, Wax Tailor, Mark Knopfler, Iron Maiden vont se succéder en terre gardoise cet été, et la programmation est encore incomplète !
Il faut dire que c’est de loin l’évènement de l’année que Nîmes ne doit rater : une programmation échelonnée sur plus d’un mois, une ville réquisitionnée pour répondre à la hauteur des festivités et une belle publicité touristique à la clé. L’intérêt des collectivités est considérable dans l’optique où cette série de concerts se déroule dans les mythiques Arènes romaines de Nîmes,  les retombées économiques sont multiples : musicales, touristiques et participent à l’essor du développement local.

Mais à l’heure de faire les premiers bilans d’avant saison, la région est déjà amputée du Rock Fest de Narbonne, qui n’aura pu fêter qu’une seule édition en 2009. Plus de 400 000€ investis par 4 producteurs, 61 salariés, 200 bénévoles, 10 000 spectateurs pour la grande première, puis ensuite poussés gentiment vers la sortie faute de nouvel accord avec la mairie. Au départ ayant annoncé une version plus “light” que 2009 par manque de moyens,  le verdict est tombé le mois dernier : il n’y aura tout simplement pas de nouvelle édition en 2010. A une échelle encore plus réduite, les “petits” festivals rassemblant, eux, que quelques milliers de personnes. Festcoubille, Chapiteuf, Les Rocktambules, La Meuh Folle… des noms qui commencent à s’afficher dans la région mais aussi en sursis. Là où 2009 avait étonné par le lancement de nombreux festivals locaux (c’est au moins un des chiffres à la hausse),  beaucoup ont déjà jeté l’éponge pour 2010.

                         
                                     (Festival Les Rocktambules, Rousson)

Au-delà de cette observation des baisses de financements publiques, on ne peut pas nier non plus la multiplication notable du nombre d’évènements. Le clivage est ainsi renforcé.

De façon globale, on assiste à une nouvelle direction des financements : le système de convention est en effet revu. Figé depuis la crise, on se dirige vers une mise en relief des aides privées. Hic, la France apparaît clairement en retard par rapport à ses amis étrangers. La France a beaucoup de difficultés, surtout pour les festivals “petits” et “moyens”, à faire appels aux partenaires privés, qui en plus se montrent assez frileux.

Et même les grosses machines sont touchées :

Le Furia Sound Festival en région parisienne à Cergy a lui aussi subit le même revers. Un passage de trois à deux soirs pour avoir été trop gourmand, puis une édition 2009 également en dessous des attentes. L’édition 2010, pendant longtemps incertaine, a finalement été officialisée il y a peu de temps avec quelques précisions : la ville de Cergy-Pontoise ainsi que l’agglo ont tout simplement lâché le Furia, ce qui correspond à 400 000€ en moins, soit 35% du budget. Une future programmation qui aura donc du mal à rivaliser avec Les  Solidays ou plus tard Rock en Seine. Obligé donc de se tourner vers des partenaires privés…

D’un même ordre de grandeur, le Festival Skabazac à Rodez, évènement de chaque mois de Juin. L’anniversaire des 10 ans en 2007 avait battu tous les records et offert plus de sérénité au plus gros rendez-vous du Sud de la France, mais la onzième édition a fait de nouveau tanguer le navire : 20 000 personnes déplacées au lieu des 23 000 espérées, et c’est un déficit de 130 000€ qui obscurcit l’horizon de Skabazac selon La Dépêche.
Un véritable clash politique s’en est suivi concernant le Conseil Général dans son rôle et son investissement culturel, avoisinant les 3% engagés. Suite à de nombreuses négociations, l’édition 2010 aura finalement lieu avec un conseil général et une commune de Rodez main dans la main, donnant chacune 30 000€ à l’association en difficulté : mais avec 40% des groupes en moins, une affiche bien moins alléchante, et déjà beaucoup de festivaliers qui resteront finalement à la maison…

Ces exemples ne font que confirmer une règle qui devient de moins en moins une exception : les festivals ont des programmations qui tendent à l’uniformisation de ses têtes d’affiches, l’aspect “exceptionnel” de la venue d’un groupe devient la tendance attractive de l’évènement et creuse ainsi le fossé entre les différents festivals. La différence de cachets entre les artistes tend à l’augmentation où les organisateurs ne vont plus hésiter à miser une grosse partie du budget sur les têtes d’affiches… Et pendant ce temps, les intermédiaires ou émergents subissent une augmentation générale. Dur de faire la part des choses, surtout lorsque les raisons de cette hausse sont liées à la baisse des revenus issus de la vente des disques…

                         
                                     (Festival Les Vieilles Charrues, Carhaix)

Alors que certains tendent à dire que les festivals français se portent bien, il faut avant tout que les volontés des collectivités tirent dans le même sens et ne favorisent pas les grands évènements en priorité. Il ne faut pas oublier les retombées culturelles de telles festivités, mais aussi touristiques et économiques…
Certains offrent du rêve, d’autres sont partis, et une majorité espère passer 2010 indemne.

La crise vient de rattraper les festivals…

Également disponible sur Le Musicodrome ainsi que sur Discordance.fr


C'était le Cratère Surfaces sur Le Pulp…

On ne va pas revenir sur les habituels débats qui ont agité la vie paisible du Pulp concernant cette longue semaine spéciale, mais j’en ai terminé avec le Festival du Cratère Surfaces édition 2009.

J’ai essayé de sélectionner les représentations “coup de coeur”, pourtant il y en avait bien d’autres. J’ai également vu d’autres choses, plus ou moins sympa, que je n’ai pas développé… Alors voici les dernières représentations.

L’aile ou la Cuisse : Un nom peu commun pour un groupe de musiciens, mais qu’est ce qu’ils étaient bons ! Un orchestre résolument ska, un peu à la sauce Babylon Circus, avec un chanteur qui était à l’oeuvre dans un long mégaphone. Ca a rendu super bien ! 1h30 de live vraiment épatant et boulégant.

                     

Les Miniatures : De la danse contemporaine en 3 étapes de 10 minutes chacune. Très très bizarre : quatre personnes devant une table qui bougent les bras en malaxant une grosse boule de pâte à modeler qui évoluer en fonction des gestes. Une deuxième représentation avec un volontaire du public… incompréhensible. Nous n’avons pas pris la peine de voir le troisième volet. Les Miniatures resteront à mes yeux quelque chose d’incompris !

Diabladas Corps Soufflant : Encore un groupe de musique qui lui aussi a su garder un gros côté fanfare. Fête et morceaux dans les rues pour occuper les temps morts entre les représentations, histoire de ne pas en perdre une miette !

                     

Les Contre-Visites Guidées : Alors ça mes amis, si ces deux gaillards passent du côté de chez vous et vous proposent leur fameuse contre visites, sautez y dessus ! Votre ville comme vous ne l’avez jamais vu ! Un peu de vrai, beaucoup de mythes, et énormément de vannes ! Ils vont aller repérer tout ce qui est susceptible d’attirer votre attention en inventant des histoires de fous, et qu’est ce qu’elles semblent vraies ! Un RE-GAL !! Une de mes représentation préférée, mais je n’ai pas pu vous la présenter : ça ne s’explique pas. Premièrement faut connaitre la ville, et beaucoup est dans la façon de le raconter et les conneries faites à côté.

                      

I Do : Une rue entière occupée par des mini-ateliers de 20 minutes chacun. Ca aussi, ça a été excellent, mais il faut vivre ces petits ateliers très restreints, où les comédiens sont dans leur trip et n’hésite pas à se mêler aux spectateurs. Un premier atelier était “comment s’habiller tous les matins avec les mains de Mickey ?”, un deuxième était “Mais où est passée ma femme ?” qui se moquait de situations que l’on a tous vécu, un troisième essayait de représenter “comment l’homme peut redevenir sauvage ?”… Un qui m’a particulièrement était une femme, très peu vêtue, qui racontait qu’elle enregistrait un cd uniquement de bruitages. Ces bruitages étaient en fait réalisés par l’action de tirer une caisse remplie de verres, ensuite de fringues, ensuite de plastiques. Elle expliquait très sérieusement qu’elle enregistrait le bruit de la caisse avec du verre, que le deuxième morceau de son album serait la caisse remplie de plastique… Mais ce qui était comique c’est que la caisse tirée dans la rue, quelque soit son contenu, faisait toujours le même bruit ! Enfin un atelier a confirmé que c’était bien la compagnie des jobards de service, un comédien expliquait que toute notre vie était tracée selon la courbe asymptote. Il faut le voir pour comprendre ces mots, je n’en dis pas plus… si vous vous voulez rentrer dans ce monde de fou, croisez la route de I Do et vous comprendrez !

Une édition 2009 de grand cru avec 3 jours haletants qui nous permettent de décourvrir les arts de rues, ce n’est jamais commun, et pourtant qu’est ce que c’est bon. Vivement l’an prochain !


Cratère Surfaces présente Flux

Flux, ce devait être la tête d’affiche du Festival Cratère Surfaces de l’édition 2009. Honnêtement, j’ai trouvé ça nul à chier. C’est dit.

 

                                       

PAR LE THÉÂTRE DU CENTAURE

Sur le papier, le programme était alléchant. “Un parcours poétique mêlant images animées, déambulation et performance équestre”. Ok, pourquoi pas. De toutes façons c’est l’évènement du Cratère Surfaces de cette année.

Le concept est pourtant intéressant : chaque spectateur se voit remettre un casque audio et un boitier audio en échange de sa carte d’identité durant le spectacle. Ce dernier a lieu de nuit, dans les vieux quartiers de Rochebelle, de l’ancienne verrerie, pour arriver à l’école de Salto d’Alès (+école de cirque). Le départ se fait du célèbre Musée PAB. Vraiment judicieux.

Au fur et à mesure de la ballade, des images et des vidéos sont projetées sur les murs environnants : un cadre imaginaire est crée, les murs parlent, chaque personne entend des murmures au fur et à mesure de la marche… Quand il n’y a pas d’images, des vers poétiques sont alors dévoilés.

On marche 5 minutes pour voir 15 minutes de films. C’est long. Surtout que la plupart du temps c’est en espagnol. Des ombres de chevaux sont visibles, mais deux sont seulement présents. Une femme et un homme. Les deux en réalité que nous voyons dans le film. Ce parcours vidéo est également créé par la compagnie, qui vise à mettre en place une sorte de voyage où l’on ferait le lien avec ce qu’on voit, ce qu’on entend, et le spectacle équestre. Il vise construire une sorte d’initiation imaginaire pour retranscrire les deux personnages de l’Iliade.

Vous voyez donc que le concept n’est vraiment pas bête : vidéo, audio, marche et spectacle équestre en même temps.

Sauf que le programme si alléchant ne le fut pas vraiment. “Un être étrange, mi homme, mi cheval, se livrant à une danse d’une perfection technique absolue, envoutante et sensuelle”. Euh on n’a pas du voir le même show, les mots me manquent. On s’attendait à voir des choses spectaculaires, ou quelques peu en lieu avec ce que nous voyons : jamais on ne vit le lien ! La première apparition du cheval (avec son cavalier) nous indique le chemin à suivre, rien de sensationnel. La deuxième se déroule dans l’eau : un cheval blanc est immobilisé, il se livre au cavalier qui s’allonge et s’étire sans cesse sur le cheval. Cinq minutes et puis s’en va. La troisième apparition a lieu dans la cours de la verrerie, avec de vastes espaces. On s’est dis qu’enfin il y a allait avoir du remus ménage. Encore raté ! Elle fit des tours en forme de rond pendant quelques minutes.
La dernière apparition a été avec les deux et uniques chevaux, dans l’antre de l’école de salto. Une sorte d’arène, où l’on pensait voir un affrontement enfin équestre. Que nenni ! Ils nous invitent à nous assoir et à les observer. Ils représentent en 10 minutes une sorte de fusion où ils font allonger les deux chevaux, tandis que l’homme et la femme font semblant de se caresser. Ils se lèvent, saluent la foule, et s’en vont.

Basta.

Alors je n’ai pas compris où était le fameux évènement tant attendu. Flux devait être la sensation du jour, il a été une sacré déception.

                     

Pour en savoir plus…

Avec : Camille et Graal, étalon Frison, Manolo et Darwin, étalon Frison et Nuno, étalon portugais.
Film et Mise en Scène : Camille et Manolo.
Textes : Fabrice Melquiot.
Création Lumière : Pascale Bongiovanni.
Création Sons : Nicolas Lespagnol, Rizzi.
Composition Musicale : Christian Boissel, Solea, Garcia Fons.
Création Graphique : Jeanne Roualet.
Conseil Artistique : Raymond Galle.
Costumes : Joëlle Grossi.
Direction Technique : Christophe de Le Court.
Régie Vidéo : Jean Christophe Cariou.

A partir de 12 ans

Depuis plus de 10 ans, le Théâtre du Centaure implanté à Marseille, construit son travail sur l’utopique union entre le cheval et le comédien.

Dernier article demain sur le bilan des représentations et du Cratère Surfaces édition 2009.


Cratère Surfaces présente Le Grand C

Le Grand C faisait partie de ceux que l’on attendait le plus, et l’on a pas été déçu. Malheureusement sa représentation a été un peu boycottée par le fait que nous devions partir voir Flux à l’autre bout d’Alès, donc nous n’avons pas pu tout voir. Malgré tout, sensations garanties !

                                 

PAR LA COMPAGNIE XY

C’est une foule monstre qui s’était déplacée au Théâtre de Verdure en plein air pour assister à la représentation d’1h de la Compagnie XY.

Le Grand C c’est 36 bras qui lancent, portent et rattrapent. Vous avez compris le topo. 18 acrobates, 36 mains, 180 doigts dotés d’une technique éprouvée et parfaitement maîtrisée. Beaucoup d’énergie dans cette représentation, beaucoup d’invention, mais aussi beaucoup de tensions. On a en effet assisté à quelques chutes heureusement sans gravité : la pluie et l’orage s’étant invités sur Alès, les tapis étaient quelque peu détrempés…

Cette heure d’acrobatie malheureusement incomplète pour mon cas personnel aura en tout cas était impressionnante. Premièrement, le principe du duo homme femme a été bousculé : grosse surprise lorsqu’une femme maigroulette a réussi a soulevé un homme baraqué de plus deux fois son poids. Les portés ont été plus acrobatiques les uns que les autres.

Le Grand C a exploré la technique du cirque, c’est indéniable, mais aussi un mélange de musique et de danse puisque le tout offre une chorégraphie qui tient vraiment la route. Les pyramides humaines elles aussi laisseront pantois.

Hommes, femmes, mais aussi rondins de bois, planches, chaises… ils mélangent tout ce qu’ils peuvent pour faire des figures. L’émerveillement a été assuré, dommage qu’il fut écourté.

                        

Pour en savoir plus…

De, Par et Avec : Abdeliazide Senhadji, Airelle Caen, Anne de Buck, Antoine Thirion, Aurore Liotard, Caroline Leroy, Denis Dulon, Eloise Bouillat, Emilie Plouzennec, Eve Bigel, Frederico Placco, Guillaume Sendron, Maxime Pervakov, Michael Pallandre, Mikis Minier-Matsakis, Romain Guimard, Thibault Berthias, Thomas Cardeus.
Regards Complices : Loic Touzé, Mahmoud Louertani.
Création Musicale : Marc Peronne.
Création Lumière : Vincent Millet.
Création Costumes : Marie Cécile Viault, Géraldine Guilbaud.


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