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The avengers – Joss Whedon

Voilà plusieurs années que les studios Marvel oeuvrent pour préparer l’arrivée de ce film. Depuis Iron Man, les films se succèdent et préparent l’apparition de la super équipe la plus célèbre de l’univers Marvel. Un projet casse gueule tant il faut consilier les grandes figures, les égos, la puissance des personnages, et une intrigue qui passe au cinéma.

Le shield est face à une situation de crise: Loki, frère de Thor a volé le cube cosmique, et prépare une invasion massive de la terre. Nick Fury lance la phase active de son plan Avengers et réunit Captain America, Thor, Iron Man, la veuve noire, oeil de Faucon et Bruce Banner. Il va falloir que ces fortes têtes s’unissent et forment une équipe…

Alors le pitch semble bas du front, mais détrompez-vous, le film est assez malin. Inutile de dire que si vous n’aimez pas le délire “super héros”, vous pouvez passer votre chemin, Whedon n’essaye pas de nous livrer un film réaliste ou crédible, il ne vise pas un public d’allergiques comme pourrait le faire le Batman de Nolan. Ici on a des mecs surpuissants qui donnent tout ce qu’ils ont, dans un univers fantasmé, à la technologie ultra avancée. On retrouve beaucoup du feeling du Authority de Ellis dans les combats surpuissants et l’aspect extraordinaire des actions des personnages.

Le film est bourré d’humour, Tony Stark est une fouille sans limite, et porte une bonne partie du film sur ses épaules, mais les autres personnages sont également mis en avant. La veuve noire est ultra efficace et sexy, oeil de faucon est excellent, Captain America est un tacticien et un combattant hors pair, totalement dépassé par l’époque dans laquelle il est précipité. Thor, contrairement à sa prestation en demi-teinte dans son film éponyme, est monstrueux de puissance, quand à Hulk, il est le pilier du film. La sauce autour de Banner/Hulk monte durant la première moitié du film de façon absolument exquise et lorsqu’il explose vraiment… C’est absolument jouissif.

Au chapitre des défauts, il faut citer deux ou trois trucs un peu gênants: le masque de Captain America, le costume intégral de Loki, deux trois effets moches, et quelques petites longueurs sur le vaisseau du Shield, mais rien qui puisse entacher le plaisir. Encore une fois, si le principe vous semble ridicule, si les discussions autour de concepts cosmiques et les héros surpuissants vous épuisent, ce film n’est clairement pas pour vous. Avengers, ça envoie du gros, c’est gras, c’est du fun, c’est de l’action et des super-pouvoirs, c’est n’importe quoi!

Un film malin donc, qui distille entre les scènes d’actions époustouflantes, des passages de comédie bien foutus, et des séquences d’intrigue plutôt bien ficelées. Un vrai film de super-héros avec une menace digne de ce nom, des batailles épiques, de la destruction qui se chiffre en milliards de dollars,  une résolution du conflit comme seul un comic-book qui déborde de personnages surpuissants peut en délivrer et surtout, l’annonce d’une menace encore plus énorme pour la suite, car, n’en doutez pas, il y aura une suite.


Level 26

Il
existe une échelle de dangerosité pour répartir les criminels : de
niveau 1 à 25, 1 étant le crime passionnel ou accidentel, 25 le crime
d’un psychopathe cruel.
Mais Sqweegel n’entre dans aucune
classification. Tellement terrible, tellement pervers que le niveau 26 a
été crée spécialement pour lui. Aucune frontière, aucun mode
opératoire, aucune victime ciblée, il tue n’importe qui, n’importe où,
n’importe comment mais toujours de façon très sadique et originale.

Ça c’est la mise en bouche du bouquin d’Anthony Zuiker et Duane Swierczynski
Si les deux noms ne vous sont pas inconnus, c’est parfaitement normal.
Anthony Zuiker est le créateur, scénariste et producteur de la série Les Experts et Duane Swierczynski est un auteur de policiers (The Blonde) et scénariste de Comics, connu pour ses collaborations avec Marvel.
Ce
livre, ou plutôt digilivre, présente une originalité : toutes les 20
pages environ, un mot de passe est donné au lecteur qui peut ainsi aller
regarder une vidéo en rapport avec ce qu’il vient de lire qui complète
l’histoire. Si on ne les regarde pas, on comprend quand même tout (sauf
la fin où la dernière vidéo est une des plus importantes). Et si on est
pris dans la lecture et qu’on a pas envie de s’arrêter, on peut très
bien regarder les vidéos un peu après (ce que j’ai parfois fait).
C’est un des intérêt que j’avais pour le livre. C’est nouveau et ça pousse à avancer dans l’histoire.
Le décor est posé.
Pour
lutter contre Sqweegel, un seul homme : Steve Dark, retiré des
affaires, en attente d’être papa et qui porte un nom qui lui va plutôt
bien.
C’est le schéma un peu classique, mais qui fonctionne toujours
très bien, du flic courant après le méchant. (bon là, ça va un peu
s’inverser et le méchant va finir par courir après le flic)
J’ai lu
des critiques très sévères pour ce livre qui ne mérite pas autant de
médisance. Certes, il y a des choses classiques mais l’écriture est très
fluide, on a toujours envie d’aller plus loin, d’en lire plus. Ce qui
est quand même un super bon point pour un thriller !
J’ai beaucoup
aimé les personnages, notamment Dark et sa femme Sibby, sublimée par les
pages et les images. J’ai un peu moins aimé le coup du chantage menée
par le ministre de la défense lui-même… trop gros pour être vraiment
crédible.
Et par contre Sqweegel m’a foutu une putain de trouille d’enfer ! (encore un bon point ^^)
Déjà
rien que par les descriptions manuscrites, on sent une force dans ce
tueur, une folie encore plus exacerbée, une nouvelle intelligence mais
quand on relaye avec les vidéos et qu’on voit son « visage », sa façon
de se mouvoir… on se prend à chercher partout le soir s’il ne serait
pas caché sous le lit ou dans la table de nuit ! Dans l’obscurité, on
croit entendre murmurer « Sqweegel... » et voir une ombre bouger comme un serpent…
Forcément
c’est donc violent, glauque, sombre, les scènes de tortures, viols,
meurtres sont assez nombreuses. Je l’ai lu rapidement (ce qui prouve que
je ne me suis pas fait chier), alors bon c’est peut-être pas le polar
du siècle mais il mérite une lecture même si certains articles diront
que le tueur est trop fantasque pour être réel… après tout c’est de la
littérature pas une étude scientifique, et d’ailleurs, c’est quand même
vachement mieux qu’un mec comme Sqweegel n’existe pas…!

Et puis maintenant, on attend le tome 2 parce que même si pas le policier de l’année, je brûle d’envie de retrouver Dark, son charme particulier et la suite surtout en mode collaboratif grâce aux retours d’internautes et toujours le duo aux manettes.


New X-men Par Grant Morrison

Certains le savent, j’ai une passion pour Grant Morrison, ma passion est née durant la lecture de son passage sur les X-men. Je suis actuellement en train de relire cette période, et il m’a semblé  intéressant de vous expliquer pourquoi cette époque est mythique.

Grant Morrison récupère la série x-men, et décide de partir aux antipodes de ce qui avait pu être fait auparavant. Exit les tenues
moulantes, il arrête avec les équipes étendues pour se recentrer sur
Wolverine, Cyclope, Jean-Grey, Emma Frost, le Fauve et Le professeur
Xavier, et surtout il développe des thèmes propres aux X-men, mais à sa
sauce: Expéditif, irrévérencieux, à contre-sens et le tout, sous poudré
d’une réflexion sous-jacente, pas forcement visible au premier coup d’œil…

Le début de la saga, voit arriver un personnage qui va avoir un impact immense dans l’univers des x-men, et dans l’univers marvel: Cassandra Nova. Elle va rythmer la série par ses actes, un génocide mutant dès le second numéros la disparition de Magneto, la remise en cause du bien fondé des actes de Xavier, la ruine de l’empire extra-terrestre Shiar (juste ça…).

Par la suite, les nouveautés ne s’arrêtent pas: L’arrivée de Xorn, peut être le personnage le plus énorme de l’univers Marvel (un mutant avec une étoile à la place de la tête), et son influence sur l’école pour mutant, et sur l’avenir des X-men… L’apparition du Kick, une drogue, qui replace d’emblée un thème cher à Morrison: Les psychotrope et leurs effets. Ici le Kick est une drogue décuplant les capacités mutant, mais aux effets secondaires plutôt dévastateurs. L’arrivée de la menace des U-men, groupuscule d’humains cherchant à s’accaparer les capacités mutants par la greffe. Et surtout un approfondissement des relations entre les personnages qui va aboutir à de gros changements.

Bref Grant Morrison fout un beau bordel, les jeunes mutants qui apparaissent dans ses pages sont loin d’être aussi glamours que les héros de la série, pour beaucoup, leurs pouvoirs sont de véritables handicaps. Tous Ces éléments rendent l’univers X moins propre. On est moins certain du bien fondé des actes de Xavier, il y a beaucoup de dissidence au sein de l’école, le couple Jean Grey/Scott summers en place depuis des décennies, bat désormais de l’aile, les personnages ont des problèmes très humains et les méchants sont sales et agissent sans prendre de gants.

A suivre, numéro par numéro, c’est un véritable plaisir, il y a de nombreuses péripétie, on découvre pas mal de nouveau personnages attachants, il se passe des évènements tellement énorme qu’on se demande comment le scénariste qui va passer derrière pourra s’en sortir, mais c’est lorsqu’on regarde l’œuvre dans sa globalité qu’on capte à quel point le délire est maitrisé et aboutie. En effet, lorsqu’on arrive au chapitre ” Planète X” on se dit que Morrison s’est décidément bien foutu de la gueule du monde en balançant des promesses en l’air et en faisant l’exact contraire, et s’il s’était arrêté là, on aurait pu être frustré, mais malgré ses tensions avec le responsable éditoriale de Marvel, l’ami Grant a quand même pondu un ultime chapitre: “Here come tomorrow” qui pour le coup est, excusez moi du terme, une putain de conclusion de tout. Le chapitre se déroule dans un futur plutôt lointain, rien ne se déroule comme on peut l’espérer, et on comprend surtout que tous les éléments développés durant les différents chapitres, et qui semblaient ne pas avoir de liens, se retrouvent noués ensemble pour ces quelques derniers numéros. On se rend compte aussi que le scénariste avait truffé son récit de sous-entendus (notamment autour du personnage de Jean-Grey, clé de voute de l’édifice, et du fauve), ce qui rend la relecture passionnante. Le final apocalyptique en laissa plus d’un sur le carreau, à commencer par les éditeurs eux-même, qui ne trouvèrent qu’une relance pure et simple de la série pour justifier la chose…

Le passage de Grant Morrison chez les x-men se fait encore sentir aujourd’hui, en effet le gros évènement House of M découle directement de ce qui s’est passé durant la période Morrison, et l’évènement X-men La fin, écrit par Claremont (le papa spirituel des X-men) est une suite directe de l’histoire de Grant Morrison, impliquant les agissements de Cassandra Nova, et le fait d’avoir lu cette période pour espérer y comprendre quelque chose…

Le pavé que représente cette histoire est disponible chez Panini dans la collection Marvel deluxe (3 tomes et demi puisque le dernier tome contient la transition inepte qu’a pondu Marvel après que Morrison lui ai dit merde.) ce qui fait que ce n’est pas donné, mais franchement, pour une fois, ça vaut le prix que ça coute…Le seul reproche que je peux faire à cette série, c’est que c’est souvent moche. Passé l’intro de Franck Quitely et l’annual de Leinil Yu, il faut attendre la fin de la série avec l’arrivée de Chris Bacchalo et Marc Silvestri, pour voir quelque chose de potable, mais ça contribue à l’ambiance générale pas nette de la série.

Bref lisez ce morceau d’histoire!!


Mais qu'est ce que le statu quo?

Définition de wikipédia: Statu quo vient de la locution latin in statu quo ante signifiant littéralement : « en l’état où (cela était) auparavant » (ou status quo ante).

Cette locution est principalement utilisée pour désigner une
situation figée, que l’on trouve dans des expressions typiques comme :
« maintenir le statu quo », « revenir au statu quo ».

L’expression était utilisée en diplomatie dans les traités de paix sous la forme Statu quo ante bellum.

Dans le cas qui nous intéresse, le statu quo est une règle scénaristique qui veut que, quelque soit ce qui peut advenir dans une histoire, au final, la situation restera la même. Dit comme ça, ça donne pas envie… Oui, mais…

Sans statu Quo, les simpsons seraient finis depuis des années. En effet, le statu quo permet aux simpsons de ne jamais grandir, vieillir ou bien changer de classe en ce qui concerne les enfants… Ça permet aussi à Homer de toujours se retrouver employé à  la centrale, alors qu’il a pratiqué tous les métiers du monde…

De façon plus large, le statu quo est une règle de base dans le mode du comics de super héros… Et oui, cela fait plus de cinquante ans que les personnages ont à peu de choses près, la même situation, le même âge… Et si les auteurs se permettent des décrochages et des changements, il est quand même rare de voir la situation changer… Ou alors vous êtes dans un album isolé de la continuité… Tiens, c’est marrant de parler de continuité pour un truc qui est figé…

Le statu quo est une règle qui fait râler la majorité des fans de comics. En y réfléchissant, si les personnages avaient dû encaisser l’intégralité des évènements survenus dans leurs longues vies… De plus leur âge ne leur permettrait pas de continuer à nous faire vibrer… J’entends déjà les répliques: “Peut être que ce ne serait pas plus mal de passer passer à autre chose…” Oui, mais en même temps, c’est la longévité des personnages qui permet les variations sur un thème imposé. Sans cela, pas de spiderman Bleu, pas de new frontier, pas de superman red son, pas de dark knight return… Bref, c’est quand on connait bien un personnage que l’on peut le prendre à revers… Enfin, ça c’est ma théorie…

Malgré tout, le statu quo n’est pas une règle inviolable: Il y a des éléments qui s’imposent d’eux-mêmes et qui sont impossibles à effacer comme La mort de Gwen stacy pour spiderman, (même si on a essayé en vain de la ramener quelques fois…). Et du coup, ces évènements s’intègrent au statu quo, le dernier exemple en date est la relance de spiderman, il se retrouve célibataire, anonyme (alors qu’il venait de révéler son identité durant la guerre civile…), chez sa tante, sans emploi, poursuivit par les flics… Bref un retour en arrière de 30 ans… Mais Gwen est toujours morte…

Actuellement, ce statu quo est un peu chamboulé, puisque la situation actuelle des héros ne cesse de se prendre des coups (ça devient limite relou…): Il y a eu une hécatombe chez les mutants, Batman a un fils, Captain America est mort, le phénix est mort et cyclop est avec Emma frost (alors que Jean grey (le phénix) a l’habitude de revenir à la vie régulièrement…). Même chez les simpsons le statu quo n’est pas total, puisque des personnages meurent, se marient, alors même que leurs ages n’évoluent pas; ce qui pose un problème de cohérence…

Au final on peut dire qu’on s’en bat l’oeuf que ce soit cohérent ou pas. Du moment qu’on nous livre des histoires qui sont sympa à lire ou à regarder, on se fiche de savoir si la situation évolue ou pas. Sans statu quo, il serait impossible pour un nouveau lecteur, de prendre une série en cour. Pour ma part, c’est une règle que je trouve légitime, même si parfois, (souvent) les scénaristes en abusent…


Iron Fist, ou comment mettre du kung-fu dans votre comics…

Les parents de Danny Rand moururent dans la montagne, le jeune arçon fut recueillit et élevé à K’un Lun, une cité mythique et mystique qui n’apparaît qu’une fois tout les 10 ans. Il y subit un entraînement éprouvant, comme tout les enfants de K’un Lun, et il devint après avoir affronté le dragon Shou-Lao l’Immortel, le Iron Fist. Un combattant expert en arts martiaux et capable de rendre con poing aussi que l’acier (d’où le nom Iron Fist).

Dire que le personnage est marqué par les années 70, Bruce Lee, et tout le toutim est un euphémisme. Mais, il est aujourd’hui à la mode dans les comics de ressusciter des personnages secondaires un peu mineur. On retrouve déjà les amis d’Iron Fist tout aussi marqué par les 70′s, Luke Cage, un énorme black à la peau indestructible (hommage à la blaxploitation) et les Daughters of the dragon, Misty Knight et Colleen Wing (respectivement une ex-flic black avec un bras robot et une samuraï). Enfin, bref tout ceci est marqué par un parfum fun et funky des plus agréable.

L’astuce des scénaristes pour cette série et de donner au personnage un héritage, il est le dernier d’une lignée d’Iron Fist, ce qui donnera l’occasion de voir les différents porteurs du pouvoir au cours de petits flash-back pas piqués des hannetons !!! Le dessinateur, quant à lui, arrive aussi bien à jongler avec les scènes d’actions que les personnages tout en rajoutant une ambiance qui lui est propre, en bref, un excellent travail !!! Rajoutez à cela de nouvelles utilisations du pouvoir (comme transférer le Iron Fist à des projectiles, et donc, à des balles de revolver), un ennemi héréditaire, une organisation terroriste nazi (ce sont les méchants), et vous avez un pur moment de fun et de plaisir !!!

Iron Fist vol.1, par Brubaker, Fraction, Aja, chez Panini, 14€.


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