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Mass hysteria, l'usine à Istres; Live report par R@el

Premiers pas dans une nouvelle salle, premier constat: Ca à de la gueule. Pendant que la majorité des furieux sont à la buvette, mes camarades et moi-même nous dirigeons vers la scène, du coup, nous nous plaçons tout devant. La première partie arrive: Headcharger, un groupe de Caen. Sympa, mais la salle s’économise pour la suite, vu la folie que ce sera, c’est un peu normal. Bref les Headcharger chauffent la salle tranquillou, et laissent une fosse bouillante à Mass hysteria, qui annonce immédiatement la couleur: Babylone et world on fire pour commencer, on frôle la fission nucléaire en deux morceaux.

La salle entière s’agite à en faire péter les murs, mais l’ambiance est ultra positive, tout le monde est heureux d’être là, et les gars de la mass aussi, c’est communicatif, mais le meilleur reste à venir. Après une quelques titres plus posés (genre failles et des morceaux du premier album, tous plutôt bon, mais ma mémoire me joue des tours), la folie reprend de plus belle, puisque le groupe nous lâche P4 dans la face!!! Avec un des morceaux les plus abusés du groupe, la fosse se transforme en champ de bataille… Nous ne sommes plus à Istres, mais dans le mordor…

Après quelques morceaux bien péchus, (Zion, une somme de détails…) le groupe quitte la scène, et revient pour un rappel d’anthologie: Contraddiction, echec, Killin’ the hype, respect to the dancefloor, Furia. Du coup, nous avons été obligé de payer de notre personne, à tel point qu’on a vu les gars sur scène commencer à halluciner devant l’énergie déployée. Quand Mouss nous tend le micro pour Killin’ the hype, (à un de mes potes et moi), il se reçoit les paroles en pleine face et pour un instant, il ne nous quitte plus. Quand la tension monte sur Echec, je n’y tiens plus et je monte sur scène avec un autre de mes amis, afin de me jeter dans sur la foule en délire!!! Sur contaddiction, le Pogo se transforme en tsunami. Pour Respect to the dancefloor, Mouss demande, comme d’habitude à des gens de monter sur scène, il se retrouve avec au moins 25 furieux qui s’agitent, la sécurité est débordée, mais le délire est plus fort que tout! Enfin Furia termine de nous achever.

Un grand moment d’abandon, de délire et de bon esprit, aucun débordement, que du bonheur. Même si vous n’aimez pas ce genre de musique, il faut vivre une fois ce genre de truc pour se lâcher totalement, et vivre la musique. Techniquement les gars sont super carrés, ils envoient un son monstrueux, déploient une énergie fabuleuse, et se payent le luxe d’être accessibles, en contact avec le public, ultra réactifs, sympa et fun.

Hey les gars!!! Rendez vous à Gardanne!


Contre-Chronique "Failles" Mass Hystéria (2009)

Au bord de l’implosion en 2005, Mass Hystéria a su trouver les ressources nécessaires pour repartir de l’avant : le précédent opus Une Somme de Détails nous avait enchanté, marquant le retour sur le devant de la scène d’un des plus populaires groupe de métal français. La sortie de Failles en septembre semblait s’inscrire dans sa fraîche lignée…

                           

     Beaucoup ont parlé d’album « consécration » concernant Une Somme de Détails, dur de le contester. Cependant l’annonce de ce Failles avait de quoi laisser perplexe : comment Mass Hystéria va assumer ce lourd fardeau ? Les vagues et les tumultes dans le groupe sont désormais lointains, voyons comment les Mass ont travaillé ces deux dernières années.

     Bien, c’est indéniable. Les douze nouvelles compos sonnent la charge : violence, brutalité, férocité. Voilà les trois mots qui nous viennent à l’esprit. L’album découle sans temps mort, sans aucun creux entre la première et la quarante deuxième minute.
On retrouve les maîtres mots évoqués dans la galette précédente : Failles s’inscrit bien dans la même lignée, il fallait s’y attendre. Les mêmes thèmes se dégagent, on retrouve de loin les idées véhiculées depuis toujours par le groupe : amour, paix, jouvence, feu sacré, fête et coup de gueule.

     Les textes se montrent d’ailleurs dans l’ensemble cohérent. On notera une attention particulière au track qui lance Failles. Word of Fire, ce brulot, nous met une sacré claque, et d’entrée. « parler de révolution c’est comme cracher au plafond, ça ne fera pas crever le plancher de l’exploitation car l’anti-capitalisme est une idée vide, à moins de ne vivre que du troc, allons, soyons lucide ! », cette phrase, la première de l’album, a de quoi nous mettre en température. Cela nous change des discours pseudo-révolutionnaires que l’on aime bien nous chanter à toutes les sauces… L’impact de ce premier opus est colossal, on a déjà entre nos mains le morceau phare de l’album : on se croirait revenu au temps des mythiques « Furiaaa » qui déchiraient les salles surchauffées !

     Les années défilent, Mass Hystéria en a bien conscience. Cela se ressent dans ses paroles, le morceau Failles en est l’exemple révélateur : moment présent, incertitude concernant le futur, « de quelle force va-t-il falloir être ? », Clean est clairement fataliste et souligne « j’ai fais le vide, reconquérir l’unité, je m’avance, c’est une lame de fond qui m’attend ».
L’esprit est torturé sur L’archipel des Pensées ou encore sur Le Magnétisme des Sentiments, Dysphoria et Aller Plus Loin poussent au dépassement de soi et à la prise de conscience…

     Mass Hystéria nous donne l’impression d’avoir tiré les expériences du temps et semblent nous le retranscrire à travers ses textes. Conseils, retranscriptions, constats, avec un destin assez tracé… L’album se termine sur une note positive, Comme on Danse, avec des mots percutants « le rock’n roll n’est pas mort, on creuse, on restaure ! Mineur, on fait dans le métal précieux ! Rock contre nature, pétrole contre nourriture… ! ».

     Inscrit dans un cadre très métal, la voix de Mouss se prête toujours autant en harmonie, enfin, une harmonie virulente.
L’ensemble des morceaux est résolument métal, avec certaines pointes d’indus sur Le Magnétisme des Sentiments (qui nous rappelle au passage un certain Respect To The Dancefloor !) et L’archipel des Pensées. Personne ne pourra nier que nous assistons ici à l’album le plus violent, le plus lourd du groupe. Les Mass piochent dans les recettes à succès, on retrouve quelques riffs de Babylone ou d’Une Joie Kamikaze de l’album précédent, voir même des sonorités de Contraddiction.

     Après il ne faut pas non plus oublier que Mass Hystéria ne cherche pas à révolutionner sa musique proposée. On a ici une succession de grosses rythmiques, avec des guitares aiguisées et saturées, qui s‘inscrivent dans la lignée d‘Une Somme de Détails. Au-delà de la violence et de la brutalité du skeud, il se montre surtout simple mais efficace malgré la baisse en régime de la deuxième partie d‘album. Au final, d’un point de vue créativité, les Mass n’ont rien inventé musicalement.
Ce Failles est bon, il dégage une adrénaline incroyable dès la première écoute, mais on ne peut pas qualifier cet opus comme l’album référence du groupe. Mais ne faisons toutefois pas la fine bouche : on prend une sacré claque une nouvelle fois.

NOTE : 15/20

Chronique également dispo sur Le Pulp Club par Rael :
http://guerli.free.fr/?p=725#comments


Failles – Mass Hysteria Vous avez dit: "A l'ancienne?"

                         

Le Mass hysteria nouveau est sortie. Pour les néophytes, Mass Hysteria est un groupe de Métal au phrasé très Rap comme pourrait l’être Rage against the machine (Tout en étant très différents). Le groupe prône la liberté de penser, le bonne esprit et la paix dans la joie et le dépassement de soi.

Après deux albums cultes, un live surpuissant, un “de Cercles en cercles” plus que contesté, un black album de la maturité et “une somme de détail” qui sonnait comme la consécration d’un groupe qui avait su se renouveler sans oublier ses racines, voici donc “Failles”.

Avis après une première écoute.

Les gars de la mass ont décidés d’enclencher la vitesse supérieur, le 1er morceau annonce la couleur, l’album sera hard, âpre. “World on fire” un morceau très abrupte, des paroles ultra frontales. “Parler de révolution c’est comme cracher au plafond, Ca ne fera pas crever le plancher de l’exploitation car l’anti-capitalisme est vide…”, un morceau anti-crise, anti-extrémisme, anti-idées reçus.

Second morceau et toujours ces riffs poisseux qui collent, n’oublions pas qu’ils sont là pour en découdre. “Plus qu’aucune mer”, ça sent le gros pogo en perspective, on a un refrain entrainant et une rythmique bien lourde, ok on continue.

“Failles”, ici nous revenons à quelque chose de moins gras, on reste dans l’esprit heavy mais tout y est moins gras, plus sophistiqué.

“L’archipel des pensées” affiche un gros riffs bien rock, une rythmique velue mais trainante, la voix se fait plus lente, mais pas moins percutante, et puis sans prévenir, ils envoient le son, les guitares et la batteries se transforment en mitrailleuses lourdes, bienvenue dans l’arène…

“Clean” et “Dysphoria” repartent sur un rythme plus rapide, et un refrain trainant dans la plus grande tradition de Mass Hysteria. Des morceaux classiques dirons-nous, bien old school!!!

“Le magnétisme des sentiments” ressort les samples à l’ancienne et les paroles sur la fraternité des hommes. Le morceau qui fait bien plaisir: Un gros riff, un gros rythme et des paroles ultra positives!!!

“Aller trop loin” et “Respirer” sont deux morceaux qui donnent la pêche, avec un refrain qui tombe dans l’oreille, pas trop heavy, mais bien couillu quand même.

“Get high” est, fait assez rare, un morceau en Anglais, on retourne dans la catégorie: “Morceau qui colle.”

“Rien n’être plus” est un titre qui en soit, ne signifie rien… Mais il a un sens dans la chanson…

“Comme on danse” conclu donc l’album de façon fort sympatique, une sorte de “Killing the hype”, mélange de truc festif et Métal… Du métal festif donc…”Voyez comme on danse, voyez comme on pense, voyez comme on emmerde la tendance!!!” Bref à ranger à coté de “Respect to the dancefloor”.

Conclusion: Un album qui respire la testostérone sans pour autant oublier de raconter quelque chose, Mass Hysteria est en super forme, et il ne faudra pas longtemps pour voir de cette galette, émerger des titres phares comme “Echec”, “Babylone”, “Killing the hype” ou “Se lover dans les flammes” de l’album précédent. Une super bonne surprise que j’attends de transformer en Gouffre de Heim au prochain concert…


Une énième tentative de Chronique par Rael…

Aujourd’hui, je me rends compte que j’ai moult trucs en retard, et pas la motivation de pondre un petit sujet sur chacun des sujets dont j’ai envie de vous parler. Autant tout compiler dans un seul et indigeste bloc de texte bien épais…

Alors de quoi vais-je donc parler? En vrac je vais aborder la sortie prochaine du nouvel Eiffel, du nouveau Mass hysteria, du bouclage de mon dossier Bd perso, de bouquins sur les zombies et sur les crash en voiture… Il faudra aussi que je vous touche un mot sur la suite d’un jeu célèbre, où il est question de fusils, d’aliens et de nettoyage méthodique, je pourrais peut être vous dire du bien d’un ou deux films en passant, mais je n’ai pas encore arrêté mon choix… Une fois que j’aurais fait tout cela, il sera plus que temps de nous quitter…

Nous voici donc fin Septembre et l’année scolaire est déjà bien entamée. Même quand on est sorti du système, ça reste encore et toujours la rentrée, avec l’ambiance de circonstance. Les artistes se sont remis au boulot depuis un moment et s’apprêtent à nous livrer pour certains, leurs derniers travaux. C’est le cas de Eiffel et Mass Hysteria qui sortent respectivement ” A tout moment la rue” aux alentours du 5 Octobre 2009, et “Failles” le 28 Septembre 2009, le tout s’accompagnera de tournées (Eiffel sera d’ailleurs à Marseille fin Novembre, avis aux amateurs) et je serais bien entendu là pour vous raconter ce qui s’y est passé.

                           

Rayon bouquins, je tenais à vous faire part de mon amour pour “World War Z” de Max Brooks, fils de Mel, scénariste, acteur, écrivain… Ce livre concentre les témoignages des survivants de la guerre contre les zombies. Des témoignages compilés par un membre de l’ONU afin de garder une trace de ce qui s’est passé, et mesurer l’impact de la guerre sur les gens. Le résultat est effrayant de réalisme, glacial de cynisme et ne fait aucun détour pour expliquer l’horreur de la situation, les conséquences catastrophiques sur l’homme, la nature et la civilisation moderne. Au fil des témoignages de scientifiques, civils, militaires, on entasse des petites histoires qui forment une grande tragédie. L’auteur met le doigt sur les imperfections de l’homme, sur ses comportements les plus bas et la fragilité du monde moderne. Prenant, intelligent, ingénieux dans le fond comme dans la forme, ce livre est un essentiel. Merci Zofia.

Quasiment la même forme, mais pas du tout le même thème: “Peste” de Chuck palahniuk est aussi une compilation de témoignages, autour d’un homme. Les témoignages d’une poignée de personnages sont classés en chapitres et forment une petite histoire qui brosse un portrait global d’un homme, d’une ville, et plus le récit avance, plus on comprend qu’un truc pas normal se passe… Je ne vous en dis pas plus… Comme toujours avec Chuck, le ton est acide, irrévérencieux et ça cause de sexe de façon très crue. Si le début est un peu déstabilisant (la forme est très hachurée et demande de s’impliquer dans la connaissance des différents narrateurs), la suite est vraiment agréable et prenante, l’histoire est bien ficelée et comme toujours, l’auteur nous balade dans des univers étranges, remplis de personnages hauts en couleurs. Une curiosité, à lire.

Bon, on avait dit quoi pour la suite? J’ai enfin bouclé mon dossier Bd. Maintenant il faut que je le tire en plusieurs exemplaires pour le donner à ma dessinatrice (le sympathique Miss-M allez voir son blog), pour qu’enfin on l’envoie à des éditeurs… Mais là, l’idée même d’aller dans une corep pour sortir 2 ou 3 fois 120 pages, ça me mine…

Un de ses 4 je vous parlerais de ma bd… Mais pas tout de suite. Pour l’instant je vais vous causer de HALO 3: ODST.

                                       

Le Halo nouveau est sorti. Enfin, nouveau, disons que le stand alone de Halo 3 (extension ne nécessitant pas le jeu d’origine) est sorti. Au programme une petite campagne où le héros, dans sa triste condition d’humain de base, se voit doté, en plus d’un bouclier conventionnel, d’une barre de vie… Du coup, impossible d’espérer se cacher et souffler un instant quand on vient de se faire avoiner… Le jeu alterne infiltration et bourrinage. Comme son ainé il est agréable à prendre en main et ultra convivial, puisque la campagne peut se parcourir seul ou jusqu’à 4… Plein de bonus à enclencher pour corser le jeu, plein de trucs à découvrir, et un mode Baptême du feu qui rappelle la horde de Gears of war 2 (seule bonne idée de ce jeu), bref de quoi s’amuser un moment. Ajouter à cela un disque supplémentaire comprenant l’intégralité du multijoueur de Halo 3 + des nouvelles cartes, et vous tenez un must have…

Pour terminer, je voudrais vous signaler quelques sorties: Dernier tome de Hellsing, manga traitant des méfaits de l’abus de poses et d’armes à feu. 10 tomes, 10 ans, un record pour un manga et une fin nawak, comme le reste de la série, où l’auteur pond des concepts qui n’ont ni queues ni têtes, et où chaque tome est l’occasion d’un nouveau génocide, mais c’est pas grave c’est fun…

BioMega t.3 de Nihei,  Une série courte (6 tomes je crois) et une ambiance sombre, une mise en page confuse mais un graphisme à tomber…

Volume 2 de Gurren Lagann en DVD. Je vais arrêter de dire du bien de cette série, je vais vous souler… Notez qu’il existe un collector (trop cher) comprenant le DVD et un double cd de la BO…

J’avais promis de parler de cinéma… Notez sur vos agenda les sorties prochaines de MicMac à tire la rigot, un nom à chier pour le nouveau Jeunet (28 Octobre), Mr Nobody (normalement fin Octobre), et L’imaginarium du docteur Panassus (le 11 Novembre)…

Maintenant, il est vrai que le cinéma c’est trop cher, les professionnels ne comprennent pas que le téléchargement se portera comme un charme tant qu’on nous prendra pour des vaches à lait. Vu le prix d’une place, et quand on voit le confort visuel et sonore que l’on peut obtenir chez nous maintenant, je ne vais pas tarder à me mettre à relativiser le prix du DVD. Heureusement j’ai ma carte cinétoile…

Voilà voilà… C’était ma chronique, merci pour ceux qui ont lu jusqu’au bout… A bientôt…


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