Archives du Tag: Romain Duris

L'homme qui voulait vivre sa vie

Réalisé par Eric Lartigau
Avec Romain Duris, Marina Foïs, Catherine Deneuve, Nils Arestrup…

Long-métrage français. Genre : Thriller, Drame
Durée : 01h55min Année de production : 2009
Distributeur : EuropaCorp Distribution

Paul est un homme qui a réussit au prix de nombreux sacrifices: sa passion, sa liberté, son mariage. Il vit avec ce sentiment constant d’être passé à côté de lui-même et doit affronter les rancœurs de sa femme, qui n’arrive pas à percer dans l’écriture. Un jour tout bascule, il s’empare de la vie d’un autre et ce faisant, se rapproche de la vie qu’il n’a pas eu…

La critique de R@el

Le nouveau film de Lartigau (Prête moi ta main) est un film à suspens totalement maîtrisé, adapté d’un roman de Douglas Kennedy. La première partie, qui traite du quotidien de Paul (Romain Duris) est affreusement étouffante. On s’identifie à cet homme croulant sous le poids des responsabilités qu’il a obtenu en adoptant une vie dont il ne voulait pas. Sa relation avec sa femme (Marina Fois que j’ai aimé détester) est une torture et on sent que seul ses enfants lui permettent de tenir. Et puis tout va s’écrouler, et il va devoir fuir et adopter l’identité d’un autre, un photographe. C’est ainsi qu’on bascule dans une autre ambiance, toute aussi étouffante. Duris qui jusque là faisait bonne impression se métamorphose et devient un homme replié sur lui-même, coupé en deux par cette liberté soudainement retrouvée, l’opportunité de faire ce qui lui plait, et le remord, l’angoisse et la peine qu’implique l’éloignement avec sa famille.

J’ai été happé par ce film. Déjà parce que l’histoire fait écho à des éléments tout à fait personnels, je pense que beaucoup de gens se retrouveront dans le personnage de Paul, et cela y fait beaucoup. Ensuite parce que la tension est constante, Paul est tourmenté, il passe d’un étouffement à l’autre et réalise tout au long du film ce que représente le prix de son acte.
Enfin, le film est beau. Les images sont travaillées et les environnements sublimes.

Voici donc une bonne surprise, un film que je n’attendais pas, un film qui m’a touché, un film que je recommande.


La critique de Zofia

Il y a quelques mois quand j’ai su que l’adaptation du roman que je préfère de Douglas Kennedy allait être adapté avec Romain Duris dans le rôle principal, j’ai comme qui dirait poussé un cri de joie !
Cette histoire d’homme secrètement envahi par une passion qu’il n’a jamais osé assouvir, poussé dans une vie qu’il ne supporte plus malgré la réussite qu’elle lui apporte est extrêmement forte et touchante car tout un chacun peut s’y reconnaitre. Lui c’est la photographie mais peut-être que pour vous c’est autre chose…
Quand on voit Romain Duris, des étoiles pleins les yeux et de l’envie dans la voix dire qu’il a acheté le tout dernier reflex numérique, pour finalement se rendre compte quelques minutes plus tard qu’il est emballé au fond d’une cave dont il ne sortira jamais pourrait être le vrai symbole de la première partie du film. Comme le dit Rael terriblement oppressante par ce qu’elle nous fait prendre conscience.

Puis tout est bouleversé. Et pour obtenir certaines choses, Paul doit faire des sacrifices.Romain Duris incarne à merveille cette dualité de l’être humain, bien propre sur lui & riche, puis fugitif & tourmenté.
C’est une bonne adaptation du bouquin de Douglas Kennedy, qui prend à la fois des libertés tout en gardant les principaux éléments qui en fait sa force. La pression est peut-être un poil plus exacerbé dans le livre où l’angoisse d’être découvert a plus le temps d’être détaillé.
Les paysages des pays de l’Est que l’on découvre avec Paul sont tout simplement sublimes et sublimés. Les lumières, le temps qu’il y fait, la photo du gymnaste sur une barre face à un lac et des montages est si magnifique.

J’ai tout aimé dans ce film, les acteurs, les plans, l’atmosphère, les lieux, vraiment. C’est à la fois très excitant et complètement flippant de tout quitter pour commencer une nouvelle vie.
Un film que j’attendais et qui ne m’a pas déçu ! (et puis vous pouvez aussi lire le livre qui est au moins aussi bien !)


source : Allocine © Nicolas Guiraud


L'arnacoeur

Réalisé par Pascal Chaumeil
Avec Romain Duris, Vanessa Paradis, Julie Ferrier, François Damiens…

Long-métrage français. Genre Comédie, Romance
Durée 1h45 min Année de production : 2009
Distributeur : Universal Pictures International France

Synopsis: Alex possède avec sa soeur et son beau-frère, une entreprise ayant pour but de briser des couples en bois. Il est séducteur professionnel et ne recule devant rien pour sauver une femme malheureuse. A cause d’une série de dettes, Il est engagé pour détruire le couple heureux d’une riche trentenaire qui va se marier d’ici une semaine.

Attention! Comédie Française! L’arnacoeur réunit un casting prestigieux, Romain Duris et Vanessa Paradis, assistés de Julie Ferrier et de l’excellent François Damiens. Les deux couples fonctionnent à merveille, l’un glamour et l’autre gaffeur. Romain Duris est un séducteur que rien n’arrête, il envoie tout ce qu’il a, et franchement, c’est trop énorme.

Du coup, on se retrouve devant une comédie romantique sacrément agréable, on rit de bon cœur, le mec emploie des ficelles tellement hallucinantes qu’on ne peut que succomber, à cette caricature de dragueur relou que l’on connait tous. Et puis voilà, y a du dirty dancing et du wham! Enfin, mention spéciale pour les scènes avec François Damiens et Héléna Noguerra, elles sont à mourir de rire.

En résumé, on se retrouve devant un film sympathique, ensoleillé, drôle, alignant une galerie de personnages bien fun et des situations complètement délirantes. Même si ce n’est pas le film du siècle, ce long métrage bénéficie (pour ma part en tout cas) d’un capital sympathie élevé: il est rare d’avoir une comédie qui fonctionne bien, avec de bons acteurs et un humour qui ne tape pas dans le gras. Moi, je valide.  


Le Dernier Vol – Persécution, de Marion Cotillard à Romain Duris

 L’histoire : 1933, les débuts de l’aviation, l’aventurière Marie Vallières de Beaumont atterrit avec son biplan dans un poste avancé de l’armée française en plein Sahara. Elle est à la recherche de Lancaster, l’homme de sa vie, qui s’est perdu dans le Ténéré. Sa détermination est sans faille et elle se heurte à l’officier français qui dirige le camp. En conflit avec sa hiérarchie et le principe même de l’armée, le lieutenant Antoine Chauvet va l’aider et l’accompagner dans sa quête éperdue, qui les mènera au bout du désert.

Guillaume Canet et Marion Cotillard dans un même film ce n’était plus arrivé depuis 2003 et Jeux d’enfants. Depuis il s’est passé beaucoup de (bonnes) choses et c’était si beau de les retrouver dans une même histoire.
Histoire à très fort potentiel romanesque, Karim Dridi filme avec chaleur et pudeur cette sorte d’histoire d’amour inattendue. Cette rencontre entre ce lieutenant en rupture avec le système militaire, plein d’espoir et de confiance en l’être humain et cette aventurière, téméraire qui part s’échouer en plein Sahara pour retrouver Lancaster, l’homme qu’elle aime, au mépris de toute conscience.
C’est très beau incontestablement. J’ai aimé retrouver Marion Cotillard et Guillaume Canet dans cette histoire. Eux deux et le désert. C’est aride, périlleux, délicat.
Karim Dridi nous offre le désert en CinémaScope et la beauté de ses images fait voyager, se perdre.
Mais j’ai intensément regretté certains passages vides de toute musique, ces plans de l’immensité désertique auraient sans aucun doute, gagné en force et en émotion s’ils avaient été accompagnés de musique.
Et je me dis que c’est la chose qui manquait vraiment. Enfin j’aurais aussi aimé que ce soit un poil plus long et plus intense entre les personnages égarés dans le désert…

Persécution

L’histoire : Daniel est poursuivi par un inconnu. Il s’infiltre chez lui, le suit, l’espionne. Et lui déclare sa flamme. Mais Daniel n’est pas libre. Sonia occupe, malgré son absence, tout son esprit. Il voudrait plus. Elle hésite. Il persécute et adule cette femme libre, fuyante, amoureuse.

C’est le trio d’acteurs qui m’a fait aller voir ce film, davantage que son résumé. Et de ce côté-ci, je n’ai pas été déçue…
J’ai découvert un Romain Duris que je ne connaissais pas, dans un rôle dur où son personnage assène des vérités (ou pas) franches à ses proches. Inquisiteur, troublant, sec, faussement supérieur, se cachant derrière une intransigeance sans faille pour ne pas montrer ses propres blessures.
Charlotte Gainsbourg incarne une sorte de femme fragile, qui voudrait tout avoir tout en sachant que c’est impossible. On est touché par sa délicatesse à jouer ce personnage. Et jean-Hugues Anglade est une sorte de conscience (enfin du moins c’est comme ça que je l’ai perçu) qui met Daniel fasse à soi-même et se trouve être le déclencheur d’une sorte de remise en question de sa vie.
Au-delà des personnages, je ne m’attendais pas du tout au film que j’ai vu. Pour être honnête, je croyais avoir à faire à un drame psychologique mettant en scène le harceleur et son sujet d’étude. Le schéma isolement-tentative de meurtre ou un truc dans le genre.
Il n’en n’est rien.
On se retrouve dans une réflexion générale sur le sentiment amoureux, les relations entre les individus. Ce qui en ressort. Ce qu’on cache. La communication qui s’adapte selon les personnes. La spontanéité, le naturel.
Les dialogues sont la voie que choisit Patrice Chéreau pour nous montrer à quel point tout est complexe, ambigu. Que tout est perçu différemment selon qui reçoit le message.
Mais c’était confus. On n’entre pas vraiment dans l’émotion des personnages, il y a une sorte de distance qui s’installe et on se sent presque coupable du malheur de Daniel. Comme dit Studio, « l’enfer personnel d’un homme persécutant/persécuté ».
Je n’ai pas tout saisi, je suis restée sur le bord de la route au moment de certains dialogues qui me paraissaient abstraits. Je n’ai compris que la souffrance. Ambiante, générale, totale. L’ambiance est pesante, triste, dure, semblable à un matin d’hiver où tout serait gelé. Pâle, glacial, complexe, nu à l’image des relations humaines.
C’est beau tout en étant noir. C’est bien joué, c’est intense et bizarrement angoissant. Ça m’a laissé perplexe. C’est étrange et terrible.

Et ces deux films, malgré les défauts ou leur complexité, m’ont davantage fait aimer leurs acteurs car en deux longs métrages, il y a les acteurs les plus doués de leur génération, sans compter que c’est ceux que j’aime le plus.


Et après


Sortie le 14/01/09

Un film de Gilles Bourdos

1h47


Pour
moi, Musso (celui qui a écrit le bouquin dont ce film est adapté) c’est
un l’équivalent de Marc Lévy : c’est bien si certains prennent leur
pied à les lire, ça fait tourner l’industrie littéraire, mais il ne
faut pas me demander de m’y intéresser. A la base, je ne voulais donc
pas spécialement voir ce film, même si Duris et Malkovich sont des
acteurs que j’aime par-dessus tout. J’ai pourtant suivi une amie…je
n’ai pas regretté, mais sincèrement, c’est loin d’être le film du
siècle.


Et
après, c’est avant tout l’histoire de Nathan et de Claire. A huit ans,
ces deux enfants se rencontrent pendant des vacances. Un après midi
Claire tombe dans l’eau et Nathan court chercher du secours. Il se fera
violemment percuter par une voiture. Mort ? Oui. Et puis non. Il est
revenu à la vie le Nathan, personne ne sait comment, lui-même n’arrive
pas à savoir pourquoi.


Vingt
ans plus tard, Nathan et Claire sont divorcés (ah ah). Divorce un peu
spécial, disons, tout à fait douloureux et traumatisant à cause de la
raison principale (on la trouve dans certains résumés, moi si vous la
connaissez pas, je préfère ne pas le dire, c’est mieux de le découvrir
à mesure, les résumés en disent souvent bien trop) . Nathan est devenu
un brillant jeune avocat, il ne vit que pour son travail et vit loin de
son ex et de leur petite fille. Sa vie aurait pu se continuer
ainsi…Mais un mystérieux médecin, le docteur Kay, fait irruption dans
sa vie. Il prétend pouvoir savoir à quel moment certaines personnes
vont mourir, son travail est, en quelque sorte, de leur apporter la
paix intérieure avant que ceux-ci disparaissent pour de bon. Il
implique Nathan dans ses manigances.


La vie, la mort. Le sens de la vie. C
est quoi la mort ?


L’idée
est sympa. L’intrigue intéressante. Et les images sont très belles.
Visuellement, ce film est assez beau oui. Mais Romain Duris m’a
particulièrement déçu et ça n’a rien à voir avec le rôle, je sais
pas…je l’ai trouvé terriblement inconsistant. ET puis j’ai vu le film
en VO et ça m’a fait bizarre, au départ, de l’entendre parler anglais.


Je
n’ai jamais trop aimé les livres ou les films qui font un peu de la
philosophie de vie à deux euros cinquante, avec de jolis préceptes…ça
ne me touche pas vraiment. Mais je sais que certaines personnes peuvent
y être sensibles alors elles seront peut être plus enchantées par ce
parcours initiatique que je n’ai pu l’être.


romain duris a un beau cul

bon promis après j’arrête avec mes articles ^^

je surkiffe romain duris!!
et puis j’adore les films dans lesquels il a joué : le péril jeune, l’auberge espagnole, poupées russes,paris, de battre mon cœur s’est arrêté, l’âge d’homme ; faut que je complète la filmographie

là j’ai vu Exils de Tony Gatlif

© Pyramide Distribution

Synopsis allociné :

Un jour, Zano propose cette idée un peu folle à sa compagne Naïma :
traverser la France à pieds et l’Espagne pour rejoindre Alger et connaître,
enfin, la terre qu’ont dû fuir leurs parents d’autrefois.
Presque
par défi, avec la musique comme seul bagage, ces deux enfants de l’exil
se lancent sur la route. épris de liberté, ils se laissent un temps
griser par la sensualité de l’Andalousie – avant de se décider à
franchir la Méditerranée.
D’une rencontre à l’autre, d’un rythme
techno à un air de flamenco, Zano et Naïma refont, à rebours, le chemin
de l’exil. Avec, au bout du voyage, la promesse d’une reconquête
d’eux-mêmes…

mon avis : 1er plan duris nu gaaah! déjà ça me plait héhé! et puis j’adore les films de périples, genre voyage initiatique surtout en espagne vu que j’adore la langue et les paysages
ce film est beau, BO sympa, j’adore le son des bouteilles quand il est sur la plage, avec son chapeau
l’actrice est “folle” et elle s’éclate, ils forment un joli couple, et puis j’adore ce système de duo partir à l’aventure, les scènes de “baises” dans la forêt, les embrouilles, les mangeages de pommes,le stress, les gens rencontrés, ceux qui partent, les souvenirs, les photos, l’entraide, les plats de couscous, l’épluchage d’orange, la danse en transe m’a un peu fait drôle…, les écouteurs sur la tombe du pépé…

ce n’est pas le genre de film que je reverrai cent fois, il y a des longueurs mais je ne regrette pas de l’avoir vu. je le conseille à ceux qui aiment les périples ‘simples’ sans prétention et bien filmés. ça donne envie de partir!

“je me sens pas bien, je suis étrangère, je suis étrangère de partout”

“j’ai l’air d’une sorcière”


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