Archives du Tag: Stephenie Meyer

Chronique de Vampires – Anne Rice

Ou comment Stephenie Meyer paraît carrément indigeste après avoir lu Anne Rice…

Il faut dire que je fais les choses dans le désordre. Je me lance dans Twilight alors que c’est dans du Anne Rice que j’aurais dû me jeter. MAIS. D’un autre côté, j’ai gardé le meilleur pour la fin.
Je viens donc de terminer les trois premiers tomes de la Chronique des Vampires : Entretien avec un vampire, Lestat le vampire et La reine des damnés.

Entretien un vampire relate l’interview de Louis de la Pointe du Lac, vampire de son état, à un jeune journaliste, Daniel. Il raconte son histoire sur plusieurs siècles, comment il est devenu vampire, ses relations conflictuelles et passionnelles avec Lestat et Claudia, enfant vampire âgée d’à peine 5 ans.
Lestat le vampire se situe après la publication du livre par Daniel et développe très profondément l’histoire de Lestat. Tout ce qu’ignore Louis dans le 1er tome est ici raconté. On remonte loin dans le temps. Le roman raconté à la 1ère personne dévoile un aspect nouveau de Lestat, il apparaît sous un jour beaucoup plus humain mais paradoxalement beaucoup plus torturé. Et évidemment il apporte de nombreuses clés dans la compréhension d’Entretien avec un vampire.
Quant à La reine des damnés, il est certainement le plus complexe et le plus dense des trois premiers tomes. D’une richesse phénoménale, Anne Rice nous fait remonter jusqu’aux origines des vampires par un procédé littéraire vraiment très bon (et pourtant assez simple) : une galerie de personnages racontent chacun leur propre expérience de l’histoire qui se déroule et du retour de la reine des damnés. L’histoire des vampires chevauche l’Histoire du monde, dans l’Egypte Antique, dans les jungles inexplorés, au Paris et dans l’Italie de la Renaissance, la légendes Jumelles, Bébé Jenks et le gang des Crocs, la Déesse Pandora, l’histoire de Daniel, Khayman et l’histoire de Jesse, la Grande Famille et Talamasca et bien sûr Akasha et Enkil…
Que des noms aux résonances mythologiques et là où dans Twilight, j’avais été foutrement déçu, j’ai été tout simplement comblé !
Tous ces tomes sont riches, superbement écrits et décrits, on est plongé au cœur de l’obscurité vampirique, c’est malsain et violemment sensuel, c’est angoissant et intense.
Le trio Lestat-Louis-Claudia dans Entretien avec un vampire est l’opposé total des relations entre les vampires de Twilight,  c’est je t’aime moi non plus mais c’est aussi pervers, tendancieux. Comment ça ne pourrait pas l’être, Claudia a cinq ans et dort dans le même cercueil qu’un homme adulte. La sensualité est très présente entre les vampires, et notamment les vampires masculins, mais avec les vivants également. L’acte de mise à mort d’une proie est semblable à l’acte sexuel, ça en est même un substitut.
Et tous les vampires prennent plaisir à se nourrir, à flairer une proie, à la choisir. Personnellement, ça ne m’a pas choqué, ça m’a paru normal même. A quoi ça rime de faire une histoire sur les vampires si ceux-ci ne se sentent même pas vampires !
D’ailleurs, ici cohabitent la nature profondément sombre des vampires mais aussi un besoin d’humanité pour ces mêmes vampires.

J’ai pris terriblement de plaisir à lire ces tomes, très flippants par moments et où marmoréen doit écrit 5 fois au maximum dans 1500 pages…
Et même si je sais que la série s’essouffle un peu avec les autres tomes (9 en tout), j’ai quand même envie de le lire parce que le côté mythologique et historique m’a vraiment plu. Je regrette juste de ne pas les avoir lus plus tôt ! J’ai clairement préféré Lestat le vampire et La reine des damnés par leur densité mais Entretien avec un vampire pose les bases de la saga.
Bref si vous voulez lire quelque chose de très bon sur les vampires, je vous conseille ardemment cette Chronique des Vampires.



Révélation, tout est dans le titre…

On avait quitté Bella en proie à des grands
questionnements fondamentaux (Edward ou Jacob ? Immortalité ou
mortalité ?), on lui a soufflé la réponse mais ça n’a pas suffit et
Bella a décidé de répondre favorablement à la requête d’Edward.
Elle s’apprête donc à épouser ce dernier.

Pour l’histoire, je n’en raconterais pas plus. Pour ceux qui veulent
savoir ce qui s’y passe, je me ferais un plaisir de répondre à leurs
questions par mail.
Bref.
Bella épouse Edward et le mariage est à l’image du jeune homme…

Ce tome-ci présente une originalité (amorcée avec la fin du tome 3) et
l’histoire se divise en 3 grandes parties dont une racontée par Jacob.
On change donc de narrateur. Ce n’est pas mal, ça donne un nouveau
point de vue et le personnage de Jake étant extrêmement sympathique, sa
partie est à son image. Ce qui met un peu de fantaisie et d’humour dans
la saga.
Bon ça aurait été encore mieux si Stephenie Meyer avait décidé de tout
faire en utilisant un narrateur extérieur…mais ça demande plus
d’imagination que pour un roman à la première personne.
Révélation est semblable à la saga : complètement inégale !
Toute la première partie contée par Bella est d’un ennui total, dans la
même veine que le 3. Niveau niaiserie, on atteint de sommets avec le
mariage et le voyage de noces (mais enfin ça baise ^^). Et même si
celle de Jacob est agréable à lire, elle est assez dénuée d’intérêt,
n’apportant que peu à l’histoire.
Ça change quand on passe à la dernière partie où on retrouve Bella en sacré mauvaise posture et prête à être transformée…
C’est intéressant de suivre tous ces changements, de lire ses pensées,
ses idées plutôt que ses descriptions insipides d’Edward. Et ça devient
vraiment captivant quand Bella refait surface, vampirisée, et que tout
s’enchaîne. Il faut quand même attendre la page 400 (ou presque) pour ça…
Les 19 derniers chapitres valent le coup. Bella est sûre d’elle, et
même si sa fragilité pouvait plaire, elle se découvre de nouveaux
aspects. Sa confiance en elle l’a rend plus sympathique. Ce qui me
dérange un peu, je me suis rendue compte en lisant un commentaire
d’internaute sur amazon, que l’auteur donne une image qui est celle que
les gens forts, beaux et riches réussissent. Une espèce de supériorité
qui rend l’humain presque inutile. Et cela se voit avec Bella qui
n’avait rien dans la cervelle (je suis un peu sévère) pendant les 3
tomes et qui là se révèle avoir une intelligence extraordinaire. C’est
dommage de ne pas avoir donné plus de dimensions aux humains…
Comparativement, le dernier chapitre amène une fin rapide. On dirait
que l’auteur n’ayant plus envie de continuer, a torché une fin vite
fait mal faite… c’est trop abrupt, trop facile. Les chapitres
précédents auraient mérité quelque chose du même niveau, de plus
poussé, réfléchis.
On a un bon pic d’excitation du milieu à la fin du livre mais qui retombe lourdement !

On a donc une série avec un super tome et demi, le reste peut se passer
d’une lecture approfondie (malheureusement). Il y avait vraiment
matière à faire quelque chose de bon avec cette histoire d’amour
femme/vampire mais trop de niaiseries, accompagnée d’une traduction
minable (d’ailleurs, je ne comprends pas que l’éditeur n’est pas viré
ce Luc machinchose après le 1er tome !), un exemple que j’ai noté «
Pour moi, l’heure est venue de la guerre ».
Ce n’est pas compliqué à la relecture, de voir qu’il vaut mieux dire « Pour moi, l’heure de la guerre est venue » non ?
Je ne sais pas si c’est l’auteur qui manque de synonyme ou le
traducteur qui avait du mal mais c’est fou ce que Bella s’est répétée !
Je crois que je n’avais lu autant de fois de  ma vie « son (superbe)
torse marmoréen »
. Ah on en bouffe des descriptions abusives du corps
magnifique d’Edward.
Je radote mais c’est pour conclure :
- il aurait mieux valut écrire ces livres à la 3ème personne
- construire une vraie mythologie des vampires, quitte à en créer une nouvelle
- donner plus d’importance aux nombreux personnages secondaires, les vampires mais aussi les Quileutes
- et supprimer Edward ^^

Mon avis sur le tome 3, Hésitation


Tentation… succombée !

Hé oui pour le coup, c’est la surprise. Après avoir eu du mal à terminer le premier tome de la saga Fascination, j’ai lu celui-ci en moins d’une semaine…
Et c’est nettement meilleur.

Certes, on retrouve les niaiseries de Bella, forcément beaucoup moins expansive sur ce sujet, et les inclinaisons de l’auteur à abuser des parenthèses et de l’italique pour souligner des choses…
Concernant l’histoire, ça commence durement pour Bella qui se fait larguer par Edward.
“Tu ne me reverras plus. Je ne reviendrai pas. Poursuis ta vie, je ne m’en mêlerai plus. Ce sera comme si je n’avais jamais existé.”
Plongée dans un état quasi catatonique, elle passe plusieurs mois amorphe, vivant par procuration, sans souvenir, sans envie, sans vie, à vouloir à n’importe quel prix supprimer Edward de son esprit.
Et puis, elle finit par se lier avec Jacob Back, indien de la tribu des Quileute, une sorte d’ami d’enfance, qui lui redonne sensiblement goût à la vie.

Tout ceux qui se sont faits largués un jour, comprendront les réactions et l’attitude de Bella, moi la première. Cet état où l’on voudrait disparaître et que rien ne soit jamais arrivé, qu’on soit déjà plus loin dans le temps, ou même carrément mort…
Forcément, je me suis sentie beaucoup plus proche du personnage, en comprenant ses réactions et son comportement. Ce qui n’était pas du tout le cas pour le premier tome.
Ensuite l’histoire est bien plus développée la relation que Bella entretient avec Jacob est vraiment très intéressante et le personnage de Jacob m’a vraiment touché.
Ce qui amène Edward et les Cullen à disparaître est une des meilleures scènes du bouquin… bon allez je vous explique vite fait : Bella fête ses 18 ans dans la maison des Cullen mais voilà comme elle est pas douée, elle se coupe, le sang se répand… et Bella se retrouve face à 6 vampires dont l’appétit est ravivé par l’odeur si délicieuse du sang de la demoiselle !
C’était vraiment excellent ce passage et j’ai regretté qu’il ne dure pas plus, et qu’il ne soit pas plus angoissant.
Bref il y a du suspense et la fin du roman est vraiment prenante, tendue, bien qu’on sache que presque tout se finira bien (ben oui y a encore 2 autres tomes à tenir !).
J’avais également découvert le « secret » de Jacob avant qu’on le sache mais ça ne gêne pas trop. C’est un peu mieux écrit et il y a plus de profondeur dans l’histoire, dans le récit. On en apprend plus sur les vampires, leurs façons d’être et leurs règles de vie. Mais également sur les Quileute et j’ai parfois regretté de ne pas en savoir plus sur eux.
La psychologie des personnages est beaucoup plus développée, en même temps c’était tellement mince dans le 1er que ce n’était pas compliqué à faire.
Concernant Edward, il n’est quasiment pas présent de ce tome et c’est tant mieux ! Je me suis rendue compte, en lisant le 2 et en continuant avec le 3 (oui je sais je suis rapide…), que je n’aimais pas vraiment ce personnage. Il est trop romantique, trop décalé, bref il y a quelque chose qui me dérange vraiment et ça m’a soulagé de ne pas avoir à subir un verbiage amoureux entre un immortel éternel adolescent de 17 ans des années 30 et une midinette du 21ème siècle… croyez-moi le cocktail est détonnant !
Je peux paraître sévère mais j’ai vraiment apprécié ce second tome, j’ai pris du plaisir à le lire, et je n’ai pas eu de mal à le finir. Là où le premier m’avait assez ennuyée, j’ai été surprise de trouver Tentation très à mon goût et même d’y succomber (oui, je sais c’est facile comme jeu de mots ^^).


Fascination, exercée ou pas ?

J’ai fini le premier tome de la fameuse (et polémique ^^) saga Twilight… j’avoue que mon unique intérêt pour cette lecture était de voir comment un bouquin pouvait avoir détrôné des ventes Harry Potter, qu’est-ce qu’il y avait dedans de si génial, de si extraordinaire ?
Bon je savais que c’était un bouquin pour adolescentes mais je me disais qu’il devait forcément y avoir autre chose pour que ça ait plut à autant de gens de par le monde.
Eh bien… non.
Honnêtement, je ne partais avec aucun a priori. J’étais ouverte à tout et surtout, je n’espérais rien.

Pour remettre dans le contexte, un ptit résumé : Bella, 17 ans, quitte la chaleur de Phoenix pour le climat très humide de Forks. Petite ville du bord de mer, où tout le monde se connait et où l’intimité est quasi inexistante… Bella est de suite attirée par une famille spéciale, les Cullen et plus particulièrement Edward.
Il exerce une sorte de fascination (ahah) sur la jeune adolescente, qui ne manque pas de remarquer qu’Edward a quelque chose de spécial, quelque chose d’inhumain…

Bon tout le monde le sait, Edward Cullen est un vampire. D’ailleurs, j’aurais mieux aimé ne pas connaître cette information, ça aurait déclenché un peu de plus de suspense et d’interrogations. Je me serais posée des questions au lieu d’attendre bêtement la révélation !
Sinon, c’est comment ?
C’est niais, y a pas à dire. Le récit est à la première personne, Bella raconte son histoire, donc on est vraiment du côté de l’adolescente pucelle qui s’est éprise d’une star de cinéma. Même dans les tréfonds de mon adolescence, je ne pensais pas de telles absurdités.
Bella est complètement obnubilée par Edward, le décrivant sans cesse au fil des pages, répétant lourdement la beauté de ses yeux, la clarté de ses cheveux, la musculature de son torse et blablabla.
L’auteur use et abuse de métaphores romantiques, de comparaisons passionnées, tout comme elle abuse de l’italique pour souligner que Bella parle d’Edward, de lui, de son charme, de son charisme, de ses yeux, de son comportement troublant… C’est tellement exagéré que les descriptions d’Edward sont limites risibles.
“- Tu crois sérieusement être plus attachée à moi que moi à toi ? murmurat-il en se rapprochant encore de moi, l’or sombre de ses pupilles me transperçant le cœur.
Je dus me rappeler de respirer [...]“
“Hésitante, je tendis un doigt et caressai le dos de sa main étincelante. Une fois encore, je m’émerveillai de la texture sans défaut de sa peau, douce comme du satin, fraîche comme de la pierre [...] Un sourire plissa les commissures de ses lèvres admirables.

Je n’ai pas vraiment accroché à ce niveau-là. Je ne me suis pas reconnue, j’ai juste trouvé Bella un peu cruche.
Finalement, ça devient un peu mieux quand le dialogue entre Bella et Edward s’établit vraiment. Surtout quand Edward parle en fait. Quand Bella réagit c’est souvent un peu simplet.
Je pense qu’il y aurait eu un réel intérêt si le livre avait été écrit à la troisième personne, par un narrateur plus omniscient. Cela aurait permis d’avoir moins de contemplations béates de Bella et un peu plus d’historique sur les Cullen et le monde des vampires.
Et j’ai attendu un moment où enfin, je serais intéressée. Et c’est arrivé ! si, si. Bon seulement à la page 400 et ça ne dure que 70 pages. C’est vraiment peu. Ce sont les seuls chapitres où il y a de l’intensité, du suspense, de la traque.
Ce roman n’est donc définitivement pas un roman de vampire, d’horreur ou de science-fiction mais bel et bien un roman d’amour, où chaque page transpire l’eau de rose et les premiers émois adolescents.
Je ne suis pas très fan de ce genre de trucs parce que je ne m’y reconnais pas. Je n’étais pas une adolescente nerveuse, je n’étais pas attirée par les stars de ciné ou par mon prof de sport donc j’ai eu beaucoup de mal à comprendre Bella et ses réactions. A cause de ça, l’auteur en fait un personnage peu intéressant, aux réactions attendues, elle la double d’une maladresse épuisante qui la rend encore moins brillante. Bella tombe pour un rien, elle est presque incapable de mettre un pied devant l’autre, du coup elle perd encore en charisme. Si c’est pour faire un parallèle avec l’apollon qu’est Edward, c’est réussi !
Mais c’est dommage, Bella aurait mérité plus d’attentions.

Le livre devient un peu plus captivant sur la fin quand on comprend les risques réels encourus par Bella à côtoyer Edward, et encore uniquement quand Edward exprime sa version des faits, son ambiguïté est égale ment intéressante mais vaguement expliquée.
Les dialogues sont d’un commun, la psychologie des personnages est surfaite et déjà vue, c’est mal écrit et pire c’est mal traduit, nombreux oublis de mots, fautes d’orthographe etc., on a vraiment affaire à un roman pour fille, où le vampirisme est exclu. Contrairement à Harry Potter (pour continuer le parallèle des ventes), où l’auteur fait réellement entrer le lecteur dans un autre monde, où le roman jeunesse passe derrière la qualité des écrits, l’aventure et la psychologie des personnages.
Fascination est définitivement un Romeo et Juliette presque dans le monde des vampires.
Fascination ne m’a pas fasciné.

p.s : je tiens à souligner que je ne vise personne dans ma critique, je n’ai pas trouvé d’intérêt à ce livre et je ne remets pas en cause ceux qui l’ont aimé. Je peux le comprendre et mon texte ne cherche pas à critiquer les gens qui l’ont lu.

p.s 2 : cette critique, je l’espère n’est pas agressive, et porte uniquement sur le tome 1 de la saga. Je compte lire les autres, histoire de voir comment l’histoire évolue et ce qu’il advient des personnages. Fascination ne m’a pas fasciné mais Edward a attisé ma curiosité (je ne rêve pas encore de lui la nuit ^^) et je compte voir s’il bouffe Bella à la fin ^^


Twilight – Chapitre 1 : Fascination


Isabella Swan, 17 ans, déménage à Forks, petite ville pluvieuse dans l’Etat de Washington, pour vivre avec son père. Elle s’attend à ce que sa nouvelle vie soit aussi ennuyeuse que la ville elle-même. Or, au lycée, elle est terriblement intriguée par le comportement d’une étrange fratrie, deux filles et trois garçons. Bella tombe follement amoureuse de l’un d’eux, Edward Cullen. Une relation sensuelle et dangereuse commence alors entre les deux jeunes gens : lorsque Isabella comprend que Edward est un vampire, il est déjà trop tard.

Comment passer à côté de Twilight quand dans tous les transports en commun (même en province) nous sommes bombardés d’affiches du film. Déclinées en plusieurs modèles SVP ! Cédant à la pression exercée sur mon faible esprit, et surtout pour voir ce « Roméo et Juliette fantastique », j’ai donc convaincu des gens de m’accompagner. Bien m’en a pris !

Bella est une jeune fille de 17 ans, un peu effacée et très maladroite. Pour que sa mère puisse suivre son nouveau mari à travers le pays, elle décide d’aller vivre chez son père, dans une petite bourgade de 3000 habitants des US. Là, alors qu’elle espère vivre dans l’anonymat, tout le monde la connaît, la reconnaît et elle devient une sorte d’attraction pour ses camarades de lycée, où elle fait la connaissance d’Edward, dont elle va tomber irrémédiablement amoureuse. S’ensuit une histoire d’amour, sur fond de passion, d’interdit, de vampires …

Twilight c’est pour les ados de toute façon. Et moi du haut de mes 25 ans j’en suis encore une. J’ai une capacité extrême à m’émouvoir pour des histoires comme ça, et à regarder froidement le monde qui m’entoure et son intolérable réalité. Une jeune fille bien sous tous rapports qui tombe amoureuse d’un jeune homme ô combien sexy … Banal. En attendant le premier film a fini 4èm aux US pour le meilleur démarrage en Novembre après 3 Harry Potter. Fatalement, il y a de quoi se pencher un peu plus près sur le film, et daigner se bouger.
Adapté d’une saga à succès « Twilight », le film nous montre les méandres de l’adolescence, période déjà pas facile, encore moins quand on tombe amoureuse d’un vampire né en 1901, et qu’on est en 2006 … A côté de ça, le film tient ses promesses, et les 2h10 passent toutes seules. On craquera toutes sur Edward, on s’attachera à Bella et à tous les personnages … D’une histoire banale, on passe à quelque chose où toutes les nanas se demanderont comment elles auraient réagi à la place de la jeune fille.

Le casting est jeune. Kristen Stewart la jeune héroïne n’a que 18 ans, mais elle porte son rôle magistralement. Un coup marrante, un coup émouvante, on envie toutes son rôle, ses scènes avec son partenaire.
Et quel partenaire ! Robert Pattinson ! Ne froncez pas les sourcils, si vous avez vu les Harry Potter, vous reconnaîtrez Cedric Diggory ! Pas beau au sens propre du terme, mais plus le film avance et plus on se prend à s’émouvoir quand il sourit, à vouloir le serrer dans nos bras quand il s’assombrit.
L’alchimie entre les 2 acteurs est presque palpable, et sans ça, le film aurait énormément perdu.
Le reste des acteurs est composé des lycéens amis de Bella, de la famille d’Edward où tous sont attachants, surtout Alice qui est réellement choupinette et enfin d’une autre « fratrie » de vampires .
J’ai presque honte de le dire, mais Twilight m’a énormément plu, et maintenant je vais me procurer les 4 tomes de la saga pour en savoir plus, car je ne pourrais pas attendre novembre 2009 ou 2010 pour savoir la suite des aventures de Bella et Edward. Il est clair que cela reste du film de nana mais à gros budget pour toucher le plus grand public, et convaincre les hommes d’accompagner leur chérie, ne serait ce que pour leur prêter leur épaule pour pleurer. A noter au passage que la musique est très sympa, surtout une scène où j’ai faillit hurler de joie en entendant raisonner « Supermassive Black Hole » dans mes oreilles !


Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.