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Le Livre sans Nom & L’Oeil de la Lune par Anonyme

Il était temps que je me lance dans la lecture de cet OVNI, ce Livre sans nom écrit par Anonyme… ça pourrait être un poisson d’avril mais c’est tellement mieux que ça !
A Santa Modega, tout le monde se rappelle le passage du Bourbon Kid il y a cinq ans. Tout le monde… enfin, plus exactement ceux qui sont toujours vivants. Il y en a peu, ils se comptent sur les doigts d’une main. Dans le lot, Sanchez, patron du Tapioca, un bar du coin, et Jessica, jeune femme dans le coma depuis les rafales de balles du Bourbon.
La fête de la Lune approche, coïncidant avec une nouvelle éclipse solaire, en ville, les étrangers arrivent… D’abord, deux moines d’Hubal, Kyle et Peto qui ont pour mission de récupérer L’œil de la Lune, une pierre précieuse qui rendrait invincible.
Il est en fait impossible de résumer l’histoire tant les personnages sont nombreux, tant ils sont loufoques et tant tout s’entrecroise. Un sombre tueur lapide les lecteurs d’un mystérieux livre, Jessica sort du coma, des tueurs à gage sans pitié cherchent à s’entretuer de Rodeo Rex à Marcus en passant par Jefe et Elvis ; Dante & Kacy, un jeune couple se retrouve mêlé à tout ça, deux inspecteurs dont un spécialisé dans le surnaturel…
Bref un sacré méli-mélo donnant lieu à un bouquin surprenant, détonant, où les références à la culture pop des vingt dernières années sont omniprésentes. C’est comme un gigantesque condensé d’un passé musical et cinématographique collectif.
Le style est tranchant, pas de repos dans une histoire où tout s’enchaîne comme un film de Rodriguez aux dialogues de Tarantino et dont les ombres des westerns de Clint Eastwood planent dessus autant que celles de vampires sanguinaires.
Le suspense est constant et  à chaque fois que l’on croit comprendre enfin qui fait quoi, ou plutôt qui tue qui, les compteurs sont remis à zéro par des rebondissements inattendus.
Le second degré est obligatoire pour cette lecture, un peu comme lorsqu’on regarde Une nuit en enfer, c’est un film écrit qui se lit super facilement et c’est absolument jubilatoire.


Le livre sans nom avait laissé quelques survivants dans les rues de Santa Modega mais pas vraiment de conclusion à l’histoire. Le Bourbon Kid en était le personnage principal mais mystérieux dont on ne savait que peu de choses. Cette suite revient sur ses origines, on sait qu’il est, d’où il vient, et ce qui se passe lorsqu’il boit du bourbon. On retrouve également les rescapés du 1er tome, Dante et Kacy en infiltration dans un gang de vampires pour enfin récupérer la fameuse pierre, l’Oeil de la lune. On rencontre de nouveaux personnages comme les membres des Shades, un capitaine violeur en série redoutable et vraiment détestable, des flics ripoux, une momie qui s’est fait la malle.
Cette fois, c’est la nuit Halloween qui est le théâtre d’une suite d’événements troublants, recherche de la pierre précieuse, mise à prix de la tête du Bourbon Kid, affrontements entre créatures de l’ombre pour la domination du monde, un peu de sexe, beaucoup de sang. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette suite car elle dévoile des éléments très intéressants sur le Bourbon Kid et c’est pour moi ce qui en fait sa force. Malgré le loisir préféré du Bourbon, qui est de buter des gens très violemment, on s’attache au personnage, plus que dans Le livre sans nom, ce roman est d’ailleurs un peu plus sentimental. L’humour noir, le gore, sont encore là, les références aussi, mais un peu estompées par le premier opus. Là encore le suspense est au rendez-vous, on ne le lâche pas avant d’arriver à la fin, que j’ai vraiment bien aimé, un bon retour de manivelle !
L’œil de la lune est une suite plutôt bonne qui termine réellement Le livre sans nom, il lui manque l’effet de surprise de son aîné mais ça n’en reste pas moins un bon thriller très prenant.


La Comtesse

L’histoire : c’est un château perché et isolé de la Hongrie du 17ème siècle, celui de Csejthe, propriété du Comte Nadasky. À sa mort, son épouse, Erzebeth Barhory se retrouve à la tête d’une immense fortune et d’un vaste domaine qu’elle va diriger d’une main de fer, allant même jusqu’à dicter ses conditions au roi lui-même.
À la cour, elle rencontre Istvan Thurzo et débute alors une passion aussi brûlante que courte, qui laissera des traces. Certaine d’avoir été abandonnée à cause de son âge, la Comtesse s’enfonce peu à peu dans une dépression, jusqu’au jour où, par accident, elle se convainc que le sang de jeunes vierges a un effet bénéfique et rajeunissant sur sa peau.
Sombrant alors dans la folie, elle tuera sans pitié des dizaines (centaines ?) de vierges de tout le pays….


Plus connu sous le nom d’Elizabeth Bathory ou de Comtesse Dracula, cette histoire est une histoire vraie. Bien sûr, les versions sont parfois différentes. On peut lire qu’elle prenait des bains de sang ou torturait ses jeunes victimes, laissant les cadavres à l’abandon dans les bois alentours.
Il y a des doutes et peu de certitudes et Julie Delpy prend le parti de raconter l’histoire de la Comtesse sous l’angle de la folie, celle de la jeunesse et de la beauté éternelle.
Dans ce film, on retrouve Julie Delpy en héroïne brune sanguinaire, incarnant divinement une comtesse que l’on n’a pas envie de croiser dans les couloirs glacés sur château de Csejthe, à la fin tragique (elle finira emmurée vivante…). Mais également le très séduisant Daniel Brühl (Good Bye Lenin, et plus récemment Inglorious Basterds), il est à la fois le déclencheur de tout et celui qui la fera condamner, brûlant de passion pour cette comtesse jusqu’à la fin. Tout comme son père, joué par William Hurt (Into the wild), instigateur de la rupture entre Elizabeth et son fils, jaloux et avide de pouvoir et de terres.
Dans ces égarements destructeurs la Comtesse est aidée par une sorte de sorcière, Darvulia (Anamaria Marinca 4 mois 3 semaines 2 jours), à la fois complice et amante.

C’est un film sombre, aux accents vampiriques (on est pas loin de la Transylvanie de Dracula), angoissant, effrayant. Mais aussi profondément triste et sensible, sur l’amour, le chagrin, la solitude et curieusement moderne… L’ambiance est posée et la réalisation reste assez sobre. Ce qui est vraiment le point fort du film est son casting, Julie Delpy en tête, tout y est parfaitement crédible. Pendant 1h30, on a l’impression d’être dans ce 17ème siècle guerrier.
C’est un film subtil et il faut saluer le courage de Julie Delpy à avoir persévéré durant sept ans afin de nous livrer ce si beau film macabre, sensuel, diabolique, émouvant, où le fantastique flirte avec le réel et les jeunes vierges à la peau cristalline se retrouvent dans une cage dorée aux allures de sarcophage dans un sous-sol noir d’un château perdu…



Quelques versions sur la Comtesse Bathory :
- la comtesse sanglante
- Erzebeth Bathory : folie ou syndrome ?
- Erzebeth Bathory sur Wikipedia
- Biographie

source : Allocine.fr © Bac Films


Chronique de Vampires – Anne Rice

Ou comment Stephenie Meyer paraît carrément indigeste après avoir lu Anne Rice…

Il faut dire que je fais les choses dans le désordre. Je me lance dans Twilight alors que c’est dans du Anne Rice que j’aurais dû me jeter. MAIS. D’un autre côté, j’ai gardé le meilleur pour la fin.
Je viens donc de terminer les trois premiers tomes de la Chronique des Vampires : Entretien avec un vampire, Lestat le vampire et La reine des damnés.

Entretien un vampire relate l’interview de Louis de la Pointe du Lac, vampire de son état, à un jeune journaliste, Daniel. Il raconte son histoire sur plusieurs siècles, comment il est devenu vampire, ses relations conflictuelles et passionnelles avec Lestat et Claudia, enfant vampire âgée d’à peine 5 ans.
Lestat le vampire se situe après la publication du livre par Daniel et développe très profondément l’histoire de Lestat. Tout ce qu’ignore Louis dans le 1er tome est ici raconté. On remonte loin dans le temps. Le roman raconté à la 1ère personne dévoile un aspect nouveau de Lestat, il apparaît sous un jour beaucoup plus humain mais paradoxalement beaucoup plus torturé. Et évidemment il apporte de nombreuses clés dans la compréhension d’Entretien avec un vampire.
Quant à La reine des damnés, il est certainement le plus complexe et le plus dense des trois premiers tomes. D’une richesse phénoménale, Anne Rice nous fait remonter jusqu’aux origines des vampires par un procédé littéraire vraiment très bon (et pourtant assez simple) : une galerie de personnages racontent chacun leur propre expérience de l’histoire qui se déroule et du retour de la reine des damnés. L’histoire des vampires chevauche l’Histoire du monde, dans l’Egypte Antique, dans les jungles inexplorés, au Paris et dans l’Italie de la Renaissance, la légendes Jumelles, Bébé Jenks et le gang des Crocs, la Déesse Pandora, l’histoire de Daniel, Khayman et l’histoire de Jesse, la Grande Famille et Talamasca et bien sûr Akasha et Enkil…
Que des noms aux résonances mythologiques et là où dans Twilight, j’avais été foutrement déçu, j’ai été tout simplement comblé !
Tous ces tomes sont riches, superbement écrits et décrits, on est plongé au cœur de l’obscurité vampirique, c’est malsain et violemment sensuel, c’est angoissant et intense.
Le trio Lestat-Louis-Claudia dans Entretien avec un vampire est l’opposé total des relations entre les vampires de Twilight,  c’est je t’aime moi non plus mais c’est aussi pervers, tendancieux. Comment ça ne pourrait pas l’être, Claudia a cinq ans et dort dans le même cercueil qu’un homme adulte. La sensualité est très présente entre les vampires, et notamment les vampires masculins, mais avec les vivants également. L’acte de mise à mort d’une proie est semblable à l’acte sexuel, ça en est même un substitut.
Et tous les vampires prennent plaisir à se nourrir, à flairer une proie, à la choisir. Personnellement, ça ne m’a pas choqué, ça m’a paru normal même. A quoi ça rime de faire une histoire sur les vampires si ceux-ci ne se sentent même pas vampires !
D’ailleurs, ici cohabitent la nature profondément sombre des vampires mais aussi un besoin d’humanité pour ces mêmes vampires.

J’ai pris terriblement de plaisir à lire ces tomes, très flippants par moments et où marmoréen doit écrit 5 fois au maximum dans 1500 pages…
Et même si je sais que la série s’essouffle un peu avec les autres tomes (9 en tout), j’ai quand même envie de le lire parce que le côté mythologique et historique m’a vraiment plu. Je regrette juste de ne pas les avoir lus plus tôt ! J’ai clairement préféré Lestat le vampire et La reine des damnés par leur densité mais Entretien avec un vampire pose les bases de la saga.
Bref si vous voulez lire quelque chose de très bon sur les vampires, je vous conseille ardemment cette Chronique des Vampires.



Tentation… succombée !

Hé oui pour le coup, c’est la surprise. Après avoir eu du mal à terminer le premier tome de la saga Fascination, j’ai lu celui-ci en moins d’une semaine…
Et c’est nettement meilleur.

Certes, on retrouve les niaiseries de Bella, forcément beaucoup moins expansive sur ce sujet, et les inclinaisons de l’auteur à abuser des parenthèses et de l’italique pour souligner des choses…
Concernant l’histoire, ça commence durement pour Bella qui se fait larguer par Edward.
“Tu ne me reverras plus. Je ne reviendrai pas. Poursuis ta vie, je ne m’en mêlerai plus. Ce sera comme si je n’avais jamais existé.”
Plongée dans un état quasi catatonique, elle passe plusieurs mois amorphe, vivant par procuration, sans souvenir, sans envie, sans vie, à vouloir à n’importe quel prix supprimer Edward de son esprit.
Et puis, elle finit par se lier avec Jacob Back, indien de la tribu des Quileute, une sorte d’ami d’enfance, qui lui redonne sensiblement goût à la vie.

Tout ceux qui se sont faits largués un jour, comprendront les réactions et l’attitude de Bella, moi la première. Cet état où l’on voudrait disparaître et que rien ne soit jamais arrivé, qu’on soit déjà plus loin dans le temps, ou même carrément mort…
Forcément, je me suis sentie beaucoup plus proche du personnage, en comprenant ses réactions et son comportement. Ce qui n’était pas du tout le cas pour le premier tome.
Ensuite l’histoire est bien plus développée la relation que Bella entretient avec Jacob est vraiment très intéressante et le personnage de Jacob m’a vraiment touché.
Ce qui amène Edward et les Cullen à disparaître est une des meilleures scènes du bouquin… bon allez je vous explique vite fait : Bella fête ses 18 ans dans la maison des Cullen mais voilà comme elle est pas douée, elle se coupe, le sang se répand… et Bella se retrouve face à 6 vampires dont l’appétit est ravivé par l’odeur si délicieuse du sang de la demoiselle !
C’était vraiment excellent ce passage et j’ai regretté qu’il ne dure pas plus, et qu’il ne soit pas plus angoissant.
Bref il y a du suspense et la fin du roman est vraiment prenante, tendue, bien qu’on sache que presque tout se finira bien (ben oui y a encore 2 autres tomes à tenir !).
J’avais également découvert le « secret » de Jacob avant qu’on le sache mais ça ne gêne pas trop. C’est un peu mieux écrit et il y a plus de profondeur dans l’histoire, dans le récit. On en apprend plus sur les vampires, leurs façons d’être et leurs règles de vie. Mais également sur les Quileute et j’ai parfois regretté de ne pas en savoir plus sur eux.
La psychologie des personnages est beaucoup plus développée, en même temps c’était tellement mince dans le 1er que ce n’était pas compliqué à faire.
Concernant Edward, il n’est quasiment pas présent de ce tome et c’est tant mieux ! Je me suis rendue compte, en lisant le 2 et en continuant avec le 3 (oui je sais je suis rapide…), que je n’aimais pas vraiment ce personnage. Il est trop romantique, trop décalé, bref il y a quelque chose qui me dérange vraiment et ça m’a soulagé de ne pas avoir à subir un verbiage amoureux entre un immortel éternel adolescent de 17 ans des années 30 et une midinette du 21ème siècle… croyez-moi le cocktail est détonnant !
Je peux paraître sévère mais j’ai vraiment apprécié ce second tome, j’ai pris du plaisir à le lire, et je n’ai pas eu de mal à le finir. Là où le premier m’avait assez ennuyée, j’ai été surprise de trouver Tentation très à mon goût et même d’y succomber (oui, je sais c’est facile comme jeu de mots ^^).


Fascination, exercée ou pas ?

J’ai fini le premier tome de la fameuse (et polémique ^^) saga Twilight… j’avoue que mon unique intérêt pour cette lecture était de voir comment un bouquin pouvait avoir détrôné des ventes Harry Potter, qu’est-ce qu’il y avait dedans de si génial, de si extraordinaire ?
Bon je savais que c’était un bouquin pour adolescentes mais je me disais qu’il devait forcément y avoir autre chose pour que ça ait plut à autant de gens de par le monde.
Eh bien… non.
Honnêtement, je ne partais avec aucun a priori. J’étais ouverte à tout et surtout, je n’espérais rien.

Pour remettre dans le contexte, un ptit résumé : Bella, 17 ans, quitte la chaleur de Phoenix pour le climat très humide de Forks. Petite ville du bord de mer, où tout le monde se connait et où l’intimité est quasi inexistante… Bella est de suite attirée par une famille spéciale, les Cullen et plus particulièrement Edward.
Il exerce une sorte de fascination (ahah) sur la jeune adolescente, qui ne manque pas de remarquer qu’Edward a quelque chose de spécial, quelque chose d’inhumain…

Bon tout le monde le sait, Edward Cullen est un vampire. D’ailleurs, j’aurais mieux aimé ne pas connaître cette information, ça aurait déclenché un peu de plus de suspense et d’interrogations. Je me serais posée des questions au lieu d’attendre bêtement la révélation !
Sinon, c’est comment ?
C’est niais, y a pas à dire. Le récit est à la première personne, Bella raconte son histoire, donc on est vraiment du côté de l’adolescente pucelle qui s’est éprise d’une star de cinéma. Même dans les tréfonds de mon adolescence, je ne pensais pas de telles absurdités.
Bella est complètement obnubilée par Edward, le décrivant sans cesse au fil des pages, répétant lourdement la beauté de ses yeux, la clarté de ses cheveux, la musculature de son torse et blablabla.
L’auteur use et abuse de métaphores romantiques, de comparaisons passionnées, tout comme elle abuse de l’italique pour souligner que Bella parle d’Edward, de lui, de son charme, de son charisme, de ses yeux, de son comportement troublant… C’est tellement exagéré que les descriptions d’Edward sont limites risibles.
“- Tu crois sérieusement être plus attachée à moi que moi à toi ? murmurat-il en se rapprochant encore de moi, l’or sombre de ses pupilles me transperçant le cœur.
Je dus me rappeler de respirer [...]“
“Hésitante, je tendis un doigt et caressai le dos de sa main étincelante. Une fois encore, je m’émerveillai de la texture sans défaut de sa peau, douce comme du satin, fraîche comme de la pierre [...] Un sourire plissa les commissures de ses lèvres admirables.

Je n’ai pas vraiment accroché à ce niveau-là. Je ne me suis pas reconnue, j’ai juste trouvé Bella un peu cruche.
Finalement, ça devient un peu mieux quand le dialogue entre Bella et Edward s’établit vraiment. Surtout quand Edward parle en fait. Quand Bella réagit c’est souvent un peu simplet.
Je pense qu’il y aurait eu un réel intérêt si le livre avait été écrit à la troisième personne, par un narrateur plus omniscient. Cela aurait permis d’avoir moins de contemplations béates de Bella et un peu plus d’historique sur les Cullen et le monde des vampires.
Et j’ai attendu un moment où enfin, je serais intéressée. Et c’est arrivé ! si, si. Bon seulement à la page 400 et ça ne dure que 70 pages. C’est vraiment peu. Ce sont les seuls chapitres où il y a de l’intensité, du suspense, de la traque.
Ce roman n’est donc définitivement pas un roman de vampire, d’horreur ou de science-fiction mais bel et bien un roman d’amour, où chaque page transpire l’eau de rose et les premiers émois adolescents.
Je ne suis pas très fan de ce genre de trucs parce que je ne m’y reconnais pas. Je n’étais pas une adolescente nerveuse, je n’étais pas attirée par les stars de ciné ou par mon prof de sport donc j’ai eu beaucoup de mal à comprendre Bella et ses réactions. A cause de ça, l’auteur en fait un personnage peu intéressant, aux réactions attendues, elle la double d’une maladresse épuisante qui la rend encore moins brillante. Bella tombe pour un rien, elle est presque incapable de mettre un pied devant l’autre, du coup elle perd encore en charisme. Si c’est pour faire un parallèle avec l’apollon qu’est Edward, c’est réussi !
Mais c’est dommage, Bella aurait mérité plus d’attentions.

Le livre devient un peu plus captivant sur la fin quand on comprend les risques réels encourus par Bella à côtoyer Edward, et encore uniquement quand Edward exprime sa version des faits, son ambiguïté est égale ment intéressante mais vaguement expliquée.
Les dialogues sont d’un commun, la psychologie des personnages est surfaite et déjà vue, c’est mal écrit et pire c’est mal traduit, nombreux oublis de mots, fautes d’orthographe etc., on a vraiment affaire à un roman pour fille, où le vampirisme est exclu. Contrairement à Harry Potter (pour continuer le parallèle des ventes), où l’auteur fait réellement entrer le lecteur dans un autre monde, où le roman jeunesse passe derrière la qualité des écrits, l’aventure et la psychologie des personnages.
Fascination est définitivement un Romeo et Juliette presque dans le monde des vampires.
Fascination ne m’a pas fasciné.

p.s : je tiens à souligner que je ne vise personne dans ma critique, je n’ai pas trouvé d’intérêt à ce livre et je ne remets pas en cause ceux qui l’ont aimé. Je peux le comprendre et mon texte ne cherche pas à critiquer les gens qui l’ont lu.

p.s 2 : cette critique, je l’espère n’est pas agressive, et porte uniquement sur le tome 1 de la saga. Je compte lire les autres, histoire de voir comment l’histoire évolue et ce qu’il advient des personnages. Fascination ne m’a pas fasciné mais Edward a attisé ma curiosité (je ne rêve pas encore de lui la nuit ^^) et je compte voir s’il bouffe Bella à la fin ^^


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